Nobuhiko Obayashi, le Tim Burton japonais complétement barré

Roi fantaisiste du cinéma nippon

Dans le monde de l’horreur pop, les américains n’ont pas le monopole. Ça te dit quelque chose House ? Il s’agit pourtant du film phare de Nobuhiko Obayashi, révélant un univers macabrement beau et déjanté.

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Une pastèque qui se transforme en tête tranchée, un piano qui dévore une jeune fille, un chat blanc démoniaque et des squelettes dansants… Bienvenue dans l’univers de House, film hybride entre histoire de fantômes et teen-movie. Dans un petit air de Beetlejuice, on y découvre une jeune fille qui passe ses vacances avec ses amies chez une tante oubliée, en pleine cambrousse, dans un vieux manoir lugubre. Peu à peu les éléments du mobilier (piano, horloge, futon..etc) vont engloutir les jeunes filles, action d’un spectre du passé. Sorti en 1977, le film à l’ambiance bubble gum est complétement dingo et se regarde dans tous les états.

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Alors qu’il pique des idées à sa fille de 11 ans pour certaines scènes, Nobuhiko Obayashi devient célèbre à 39 ans avec ce film. Prédestiné à devenir médecin comme son père, il choisit plutôt la sphère cinématographique, en faisant ses armes dans la publicité. Réalisant des courts métrages expérimentaux dans les années 60, il marque véritablement le public par la suite, avec ses histoires d’adolescentes en plein doute existentiel.

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Si tu es partisan de la beauté effrayante, tu aimeras toi aussi le cinéma de Obayashi. Il faudra bien sûr mettre de côté l’immense pression marketing, installée par le studio de production Toho, qui a clairement boosté le succès du film House. Mais à part ce long-métrage, on en doit 40 en tout à ce réalisateur de génie. Tu auras donc de quoi trouver ton bonheur.

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Pacifiste, sensible à l’évolution des mœurs et à la place occupée par les femmes, Obayashi continue à 80 ans de révolutionner l’imaginaire au grand écran. Son dernier film, Hanagatami, sélectionné au festival international du film de Tokyo en 2017, nous raconte dans des visuels extravagants l’histoire d’une bande d’adolescents à la veille de l’entrée en guerre du Japon en 1941. Pour des pique-niques sanguinolents, on vote oui.

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