L’humanité saisie par l’objectif de Susan Meiselas au Jeu de Paume

Des morceaux d’histoire par une icône du photoreportage

Susan Meiselas, photographe américaine, se fait la médiatrice entre nous et l’histoire au musée du Jeu de Paume. Du 6 février au 20 mai 2018, la rétrospective Médiations retrace son travail de 1970 à nos jours : une œuvre saisissante.

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Membre de la team Magnum, agence des plus grands photo-reporters du monde, Susan Meiselas a porté son regard sur de nombreux sujets, dans de nombreux pays, montrant toujours la force de la pratique documentaire. Par la photographie ou la vidéo, elle a immortalisé l’humain dans sa spontanéité, sa brutalité, sa révolte ou sa résignation. De la jeunesse de la Little Italy new-yorkaise aux femmes victimes de violences domestiques en Angleterre, en passant par les camps de réfugiés kurdes au nord de l’Irak.

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A 69 ans, la photographe a passé quatre décennies à être à l’avant-poste de l’histoire. « Dans tout mon travail, je crée une relation avec les gens » souligne-t-elle au Gardian. Et c’est sans doute ce talent de tisseuse de liens, de passeuse, qui lui permet de mener sa première série Carnival Strippers, sur les strip-teaseuses des foires de la Nouvelle-Angleterre entre 1972 et 1975.

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Sa renommée s’établit véritablement avec sa focalisation sur les droits humains en Amérique Latine et la couverture des conflits dans les années 70 et 80. Ses captures de l’insurrection au Nicaragua en 1978 et 1979 marque sa contribution historique au photojournalisme. Le spectateur trouvera toujours une forme de violence bouleversante dans son travail qui émane de la réalité elle-même. Une exposition riche, aux matériaux divers (photos, vidéos, archives), à portée historique. On y fonce.

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Plus d’informations :

Le site de Susan Meiselas

Le site du jeu de Paume

 

 

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