Pourquoi ta vie défile quand tu fais tes courses ?

Apocalypse market

As-tu le sentiment que le supermarché est parfois un monde hostile où chaque interaction se transforme en agression ? Laisse moi te compter un épisode de cet univers impitoyable. Il est 20h, la journée fut interminable, et après le taff, la personne qui partage ta vie (ça marche avec tout : conjoint, coloc, parent, chat à la con) te réclame un passage au supermarché pour se nourrir. N’ayant que l’envie de rentrer chez toi pour t’enterrer avec un verre de vin ( ça marche avec tout : bière, whisky, Martini, Ricard), tu t’engouffres tout de même dans ce temple maudit. Oui ton frigo est vide et alors ? Courage, fuyons.

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La ruée vers la bouffe

Si tu es attaché à une marque particulière de tzatziki ou à que tu as un parfum en tête pour tes yaourts préférés, ne rêve pas trop. Il est 20h et les rayons sont bien attaqués. Tu ne trouveras probablement pas ce que tu cherches. Et c’est alors que tu te balades au petit bonheur la chance, inventant ta liste des courses au fur et à mesure. Après tout, il manque toujours quelque chose. Tu peux déambuler comme ça longtemps alors que clairement, tu as autre chose à faire de ta vie. Si tu as le ventre vide, tu rempliras beaucoup trop ton panier. Si tu n’as pas faim, tu y passera autant de temps, mais pour repartir avec 3 bricoles, parfois improbables ou incompatibles entre elles. Nutella, bûche de chèvre, Pringles ? Banco.

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Consommation et Désolation

Si les néons grésillant et la musique commerciale ne t’ont pas déglingué tous les neurones, tu devras te frayer un chemin dans ce labyrinthe plein d’embuches. Oui, il y a toujours un boloss qui a éclaté un pot de sauce bolognaise au milieu de l’allée et tu marches dedans. Parfois c’est aussi toi ce boloss. Certains rayons semblent avoir été soufflés par une tempête. Des paquets de gâteaux sont éventrés, des produits sont absents et d’autres n’ont rien à faire là. Mais disons-le, tu fais pareil. Plus besoin du paquet de coquillettes ? Tu le remets au milieu des détergents. Les employés ont l’air, comme toi, de zombies qui cherchent à s’échapper. Ils semblent te regarder de travers comme pour te faire fuir.

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Passage obligé vers la sortie

Après cette longue errance, tu arrives à la caisse. Bien sûr, il n’y en a qu’une d’ouverte. Les 20 péquins qui attendent ont eu la même idée que toi et sortent tous du taff à ce moment précis. Ah non pas tous ! Car derrière toi, il y a cette fameuse mamie gâteuse qui te colle au train car il lui reste peu de temps à vivre sans doute. Non, en tant que retraitée, elle ne pouvait pas faire ses courses à un autre moment. Non. Tu arrives enfin au but, devant une caissière aussi ravie de te voir que toi face à ton banquier. A tous les coups, tu as oublié de peser un truc (décès social assuré), ou tu n’as pas pris assez de sacs pour remballer tes vivres (décès physique assuré). La caissière va bien trop vite pour toi mais tu transpires pour suivre la cadence. Tu paies en 4ème vitesse en espérant que ta carte ne te fasse pas défaut.

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Si tu te promets chaque fois de ne plus vivre cette expérience, laisse tomber. De toute façon, tu n’as pas le don de prévoir de quoi te nourrir sur une période assez longue. Rendez-vous au rayon liquide pour oublier.

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