Toshio Saeki maître de la provocation et de l’érotisme absurde.

Toshio Saeki : « À quoi bon être artiste si ce n’est pas pour bousculer le bon goût du public ? »

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À 72 ans, le dessinateur japonais Toshio Saeki est une véritable légende en matière de dessins et gravures cauchemardesques, provocantes et délicieusement érotiques. D’ailleurs, l’histoire de ses premiers dessins en dit long sur le personnage.

Lorsqu’il était à l’école, ses copains de classe se branlaient sur des mangas érotiques, il s’est alors rendu compte qu’au delà du dessin, il était particulièrement doué pour représenter des scènes sexuelles ou érotiques. Ce qui était loin de déplaire à ses copains de classe. Alors, pour bousculer un peu le quotidien, ses camarades lui commandent des dessins. Si l’idée ne lui déplaisait pas, il avait cependant un petit problème : il n’avait jamais eu de relation sexuelle ni même d’expérience. Alors, il a décidé de laisser place à son imagination. Ce fut naturellement un carton plein et par la suite, c’était sur ses dessins que ses amis se masturbaient.

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Naturellement, il décide de suivre des études artistiques et décroche suite à cela un travail en tant que dessinateur publicitaire. En 1969, il décide de tout arrêter pour devenir illustrateur indépendant et part pour le Japon. Influencé et inspiré par la culture érotique « Shunga » du 16ème siècle, ses oeuvres érotiques et provocantes mettent ainsi en scène toutes sortes de fantômes et autres monstres. Un an plus tard, il décroche un poste de dessinateur dans « Heibon Punch« , le Playboy Japonais où il restera pendant 20 ans et se fera un nom à l’international. Aux Etats-Unis, il reçoit même les louanges de Yoko Ono et John Lennon.

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Véritable maître en matière de provocation et de surréalisme Toshio Saeki réussit à marquer les esprits sans pour autant montrer ou représenter une seule fois un organe génital car c’est interdit au Japon. Pour lui, c’est aussi ce qui lui permet d’attiser la curiosité. Trop en montrer c’est couper court à l’imagination alors que lui ne souhaite que le contraire.

Aujourd’hui, il vit dans une cabane au fond des bois, à deux heures de Tokyo. Le coquin le plus sage qui soit. On vous laisse avec quelques unes de ses réalisations.

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SOURCES : ARTE  / DA-END