Employee advocacy ou « jusqu’où es-tu prêt à aller pour être augmenté » ?

Employee advocacy : le paroxysme du grand n’importe quoi en entreprise.

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Avant, quand tu travaillais dans une entreprise ta vie privée était privée. C’est normal, les réseaux sociaux n’existaient pas. Ton patron ne pouvait pas savoir si tu passais ton samedi soir par terre à vomir tes tripes ou sous ta couette devant Bridget Jones, et entre nous, il en avait rien à foutre. Puis, Facebook est arrivé dévastant notre intimité, de façon complètement intentionnel puisque nous étions contents de raconter notre vie. Mais à l’époque, personne n’aurait accepté se faire ajouter comme « ami » par ce collègue à qui tu parles jamais ou encore par ton boss.

Ensuite, Facebook a pris de l’ampleur et en 2004, il comptabilisait plus d’1 milliard d’utilisateurs. Là ton boss a sorti son gros nez de son Alcatel pour se dire « y’a pas un filon là ?« . Si si Gérard, mais reste tranquille. Malheureusement, il n’est pas resté tranquille du tout puisque depuis ce jour de 2004, le chiffre a quasi doublé pour arriver en 2017 à 1,86 milliard. Résultat : c’est devenu un véritable enjeux pour les entreprises et tout le monde veut une part du gâteau. Pour y arriver, ils sont prêts à tout.

En 2016, quand l’étude d’Edelman Trust Barometer a démontré que ce sont les employés qui avaient le plus d’impact, on est passé à un autre level.  « En tant qu’ambassadeurs de leur entreprise, – les employés – inspirent davantage confiance au grand public que les communications officielles. » -1- C’est comme ça que le concept du « Employee advocacy » est né. C’est à vous, salarié, de redorer l’image de votre entreprise. Et le phénomène va tellement loin que certains peuvent en tirer une augmentation  -2- s‘ils arrivent à avoir des résultats concrets.

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Du coup maintenant, on doit ajouter son boss pour qu’il voit comment, même pendant nos jours de repos et notre temps libre on pense 100% corporate. Fini les pétages de plomb après s’être fait défoncer, fini la vie privée, votre vie devient votre travail et votre travail, votre vie. Et ça, c’est très dangereux.

Après, si vous aimez sincèrement travailler là ou vous travaillez personne ne devrait vous le demander puisqu’ils n’auront pas besoin de vous faire du chantage pour que vous disiez la vérité. Par contre, dans le cas contraire, on assiste vraiment au summum du grand n’importe quoi et on vous déconseille vivement de tomber dans le piège.

SOURCES :  1/relationclientmag      2/FIER PANDA