Le « stalking » Une pratique qui prend de l’ampleur

Des femmes victimes de harcèlement téléphonique

Le phénomène du harcèlement téléphonique est plus fort que jamais en Inde. Dans un pays qui compte plus de 1,3 milliard d’habitants dont 1 milliard d’utilisateurs de téléphones. Un nouveau marché a vu le jour dans le nord du pays où des vendeurs de carte SIM collectent les numéros de téléphone de leurs clients et plus particulièrement de leurs clientes, pour ensuite les revendre. Les prix varient en fonction du physique de la femme. Le numéro de téléphone d’une « belle » femme sera vendu 500 roupies (7€) contre 50 roupies (70c) pour une femme « ordinaire ». Ce nouveau trafic de numéro de téléphone a été révélé par le quotidien Hindustan Times. 

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Entre harcèlement et machisme, la femme est réduite à un simple objet de convoitise  dans une société indienne où le ratio homme femme est de plus en plus bas et ou la place de la femme est loin d’être égale à celle de l’homme.  Comment les femmes indiennes font-elles pour faire face à ce nouveau trafic téléphonique ? Et comment le gouvernement indien agit-il pour les aider ?

Le phénomène prend de telles ampleurs que certains sites internet publient un multitude de conseils et astuces pour aider les femmes à faire face à ce harcèlement. Il est par exemple conseillé d’acheter un transformateur de voix un sifflet. Cependant, certains harceleurs sont tenaces, ce qui mène parfois à des agressions sexuelles déjà fortement présentes dans le pays.

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Comme autre moyen de lutte contre ce harcèlement téléphonique, certains villages du nord du pays, ont interdit l’usage des téléphones portables aux femmes. Un moyen qui semble être une fausse solution puisque la femme est encore plus soumise à sa famille, à sa caste et à sa communauté religieuse.

Une brigade « Anti-roméo » a également été lancée afin d’arrêter les harceleurs téléphoniques. Finalement elle s’est avérée être une mascarade dirigée par des fondamentalistes religieux hindoues afin de traquer les jeunes couples non mariés et les partisans du « love jihad » : des musulmans soit disant déguisés en « prince charmant » pour séduire les femmes hindoues et les convertir à l’islam.

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Et pour finir, l’industrie du cinéma indien, Bollywood, serait en partie complice de ce harcèlement par téléphones puisque dans les films bollywoodiens, le stalking (ou traque furtive en VF) est vu comme une romance où la femme finit presque toujours par épouser son harceleur. Un harcèlement vu comme une belle histoire d’amour… 

Tu peux retrouver plus de détails dans l’article du Monde. 

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