Les squats réinventent Paris et sa banlieue

Au cœur des squats de la capitale

On avait vu il y a quelques mois, que les squats en activité à Paris étaient difficiles à recenser. Devenus des lieux de convivialité rassemblant aussi bien des artistes que des personnes en situation précaire, on a voulu savoir quels squats étaient encore « actifs » à Paris et en banlieue.

C’est grâce au site internet d’IntersquatParis qu’on a pu dresser une liste des différents squats. En effet, l’organisation a été créée en 2005 suite à une rencontre entre les personnes, les acteurs des différents collectifs qui partageait des idées communes telles que le désir de mutualisation, d’entraide entre les différents squats et de convivialité. Le but étant de renforcer les liens et de développer des outils communs. IntersquatParis est donc une plate-forme d’échanges et d’ouverture entre tous les squats d’Île de France.

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On part donc à la découverte de quelques uns des squats recensés par la plate-forme : des lieux où le lien social passe avant tout, l’entraide et la convivialité sont au cœur du système et surtout l’expression artistique est très forte. Beaucoup de squats d’artistes ont vu le jour.

LES SQUATS DU COLLECTIF STENDHAL

Plusieurs lieux ont été investis par ce collectif crée en 2011. Ils transforment des endroits abandonnées et vacants en squats, accueillant artistes et personnes en situation de précarité. Leur mission est de redonner un sens au vide urbain.

Parmi ces sites, on retrouve le Stendhal Parmentier, la Lanterne, La Crèche des Quatre Chemin, l’Aubergine et notamment le  Clos Sauvage situé à Aubervilliers dans le 93.

Le squat est un espace d’activités auto-géré ou l’on retrouve des salles de spectacles, une AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne), des ateliers de réparation de vélo, recyclage, des espaces d’expression artistique telle que du théâtre, des rendez-vous d’éducation populaire et de réflexion. Différents événement y sont d’ailleurs organisés notamment du 16 au 25 juin se déroulera La Semaine Sauvage.

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Le Bastillon, anciens bureaux pôle emploi, est devenu un squat investi aussi par le collectif Stendhal. Situé dans le 12ème arrondissement de Paris, il fonctionne sur le même principe que le Clos Sauvage. Il accueille des personnes en situation de forte précarité qui cohabitent avec des artistes. Les voyageurs sont également les bienvenus.

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D’AUTRES SQUATS A PARIS ET PROCHE BANLIEUE

Dans le 10ème arrondissement de Paris se trouve un squat d’artistes : le 23 Château-Lardon. Il est engagé dans une transition citoyenne qui a pour but de donner à tous, les moyens de penser et d’agir différemment. L’espace est occupé pour créer, accueillir et partager. Un espace très joli qui prône l’humanisme et le je men foutisme.

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Dans le 11ème, le Collectif des 3 couronnes regroupe personnes du monde artistique, social, associatif et des personnes de la rue et des riverains : ils aident les personnes qui sont contraintes de dormir dans la rue.

A Montreuil, dans le 93, se trouve La Volte, un espace social auto-géré qui accueille également des personnes précaires ainsi que des artistes et artisans. Pour les « habitants » de ce squat, il s’agit de développer une manière de vivre ensemble et de partager des moyens d’émancipation commune.

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Finalement on n’a pas pu dresser la liste complète mais on peut voir que de nombreux squats existent encore à Paris, même si, pour la plupart, les « résidents » sont menacés d’expulsion. Ce sont principalement devenus des lieux de rencontres artistiques où chacun peut se rendre pour assister à une expo ou à un concert.

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Pour plus de détails sur les événements et les adresses des squats à Paris et en proche banlieue, on te donne rendez-vous sur le site internet  d’Inter Squat Paris.