Rodrigo Duterte : « l’Hitler » asiatique

L’inquiétante dérive autoritaire du président Rodrigo Duterte

Déjà connu pour sa politique anti-drogue extrême, Duterte fait encore une fois parler de lui. Après avoir proclamé la loi martiale sur l’île de Mindanao, dans le sud de l’archipel, le président Rodrigo Duterte menace de l’étendre à tout le pays.

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Mais qu’est ce qu’est la loi martiale ? C’est la mise en place d’un état judiciaire qui renforce les pouvoirs de l’armée, et lui permet de prendre des mesures exceptionnelles. Après des affrontements entre les forces de l’ordre et des membres du groupe Maute, allié de l’organisation État islamique, Rodrigo Duterte a décidé de mettre en place la loi Martiale sur l’île de Mindanao. Il menace aujourd’hui de l’étendre sur l’ensemble du pays. Son but : combattre l’insurrection islamiste qui sévit dans l’archipel. Mais cette loi pourrait mener à une dictature.

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Une dérive autoritaire

Le président Rodrigo Duterte est déjà bien connu pour son autoritarisme. 2 692, c’est le nombre de personnes tuées depuis la mise en place de sa politique anti-drogue extrême.

Aujourd’hui, l’opposition philippine s’inquiète d’une énième dérive. Et il y a de quoi. La loi martiale donne plusieurs avantages aux autorités. Ils ont le droit d’arrêter des gens sans mandats, et de les garder en détention pendant trois jours même quand aucune charge n’est retenue contre eux. En plus, elle suspend le texte qui protège les prisonniers détenus sans jugement. Elle est belle, la République de Duterte !

La Constitution de 1987 dit que la loi martiale peut être instaurée par le président, mais uniquement pour une période de deux mois. Pour la renouveler,  c’est au Congrès de décider. Mais le président Duterte s’en fou.

« Le jour où l’armée et la police déclareront notre pays libéré de toute menace, je continuerai la loi martiale. Je n’écouterai personne d’autre, ni la Cour suprême ni le Congrès », a-t-il affirmé.

Il a même été jusqu’à dire que sa version de la loi martiale sera semblable à celle du dictateur Ferdinand Marco. À cette époque, la police et l’armée ont torturé, kidnappé et tué des milliers de personnes ayant critiquées la dictature.

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L’avenir des Philippines menacé

Dans un discours d’encouragement aux forces armées Philippines, le président Duterte a tenu des propos inacceptables. Il a eu le culot de dire à ses soldats qu’ils avaient le droit de violer jusqu’à trois femmes. « Si vous en violez trois, je dirai que c’est moi qui l’ai fait. Mais si vous en épousez quatre, fils de pute, vous serez battus ». Et il ne s’est pas arrêté là. D’après The Gardian, il a avoué aux soldats qu’il se serait bien joint à eux, mais qu’il avait de l’arthrite. Un bel exemple pour les générations futures !

D’après le Courrier Internationale, ce n’est pas la première fois que Duterte plaisante sur le viol.

« Lors de sa campagne présidentielle, il avait fait part d’une mutinerie qui avait eu lieu en 1989 dans une prison de la ville de Davao dont il était maire. Une missionnaire australienne avait été victime d’un viol collectif et assassinée. Il avait affirmé que la missionnaire étant belle, il aurait été le premier à en profiter.»

Entre l’autoritarisme des jihadistes, et celui de Rodrigo Duterte, les Philippins se trouvent dans une situation gravissime.

 

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