Drogues de synthèse, une menace pour l’Europe ?

Un bilan inquiétant sur les drogues en Europe

Selon l’Observatoire Européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), le nombre de décès lié à la consommation de drogues a beaucoup augmenté ces trois dernières années, notamment ceux liés aux drogues de synthèse.

En chiffre, on a compté 8 441 décès causés par overdose en 2015, soit 6% de plus que l’année précédente selon le rapport de l’OEDT, publié le 6 juin 2016. Et les principales victimes d’overdose restent les consommateurs d’héroïne ou d’opiacés, au nombre de 1,3 millions en Europe.

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En effet, selon Dimitris Avrampoulos, commissaire européen pour la Migration, les Affaires Intérieures et la Citoyenneté, toutes les tranches d’âges sont concernées. La drogue la plus populaire en Europe reste le cannabis, qui a déjà été consommé par 87,7 millions d’européens entre 15 et 64 ans et cela s’explique par l’évolution des marchés et la production à domicile. Ensuite, viennent la cocaïne, la MDMA (principe actif de l’ectasy), les amphétamines, les opiacés puis les nouvelles drogues psychoactives. Ce sont ces dernières qui inquiètent le plus les autorités.

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Dans son rapport, l’OEDT met en garde sur les dangers de ces nouvelles substances. Ces opiacés de synthèse à forte teneur en principe actif, imitent les effets de l’héroïne et de la morphine. Mais selon le rapport, ils seraient à l’origine d’un nombre important d’intoxication non mortelle et de décès.

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Le fentanyl en est l’exemple même. On l’a vu, ce sédatif hyper puissant, a provoqué des milliers de morts en Amérique du Nord. Décès qui s’expliquent par la trop haute teneur en principe actif de ce genre de drogue. Pour illustrer, il faut un dixième de gramme de fentanyl pour fabriquer 10 000 doses. Elle est donc bien plus puissante que l’héroïne. 

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Alors pour faire face à cette crise sanitaire de plus en plus inquiétante, l’UE a relancé un nouveau plan anti-drogue pour la période 2017-2020 qui consiste en l’amélioration de la coordination des politiques anti-drogue des pays, le développement des coopérations internationales, l’intensification des efforts de recherche quant aux trafics de drogues et autres formes de criminalité (notamment le financement du terrorisme, le trafic de migrant et la traite d’être humain)

Malgré les mesures établies depuis 2013, le contrôle de la circulation de ce genre de drogues de synthèse reste encore difficile à effectuer car le développement des marchés illicites tels que les marchés en ligne, la disponibilité globale reste trop élevée. En 2016, L’OEDT surveillait plus de 620 nouvelles substances psycho actives contre 350 en 2013.

En effet, le problème de ces substances est qu’elles se renouvellent rapidement, elles prennent différentes formes (poudre, pilule, gélule, spray, liquide…) et leur vente se fait plus facilement car plus faciles à dissimuler.