Le Guatemala : Quand la violence d’un pays rencontre la beauté des paysages

Le Guatemala, un pays tiraillé entre beauté et violence.

Coincé entre l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud, le Guatemala est ce petit pays dont les gens parlent beaucoup. À cela, plusieurs raisons plus ou moins sympathiques et joyeuses… En effet, si la diversité des paysages et les traditions héritées de la civilisation Maya font du Guatemala une terre sublime, la violence y fait cependant rage et le climat social n’est pas des meilleurs. 

Entre l’océan Pacifique et l’océan Atlantique, le Guatemala est un endroit magnifique.

Pour commencer, le site archéologique appelé Tikal, au nord, est le vestige architectural d’une des plus grandes cité maya de l’ère pré-colombienne. Temples, palais, sculptures et tombes dédiées à de nombreux rois prouvent qu’un paquet de Mayas vécurent sur cette terre aujourd’hui visitée chaque jour par une foule de touristes et de passionnés. Dans la Sierra Madre, ce sont les volcans qui peuplent l’espace. Au nombre de 33 – rien que ça –, les volcans proposent des sentiers de randonnée et de trekking juste incroyables surplombant le reste du monde. Seulement 2% du territoire étant urbanisé, vous vous doutez bien qu’il reste encore beaucoup à voir. Par exemple, les gorges de Rio Dulce où le kayak est de rigueur, les piscines naturelles de Semuc Champey dans l’Alta Verapaz où plonger sans pression est complètement conseillé, ou encore le volcan Fuego près d’Antigua que des personnes ont eu la chance d’admirer en éruption. Sans oublier le lac considéré comme un des plus beaux du monde : Atitlán.

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Tikal est le nom d’une cité maya pré-colombienne du Guatemala.
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La Sierra Madre est une chaîne de montagnes où se trouvent 33 volcans.
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Les gorges de Rio Dulce.
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Les piscines naturelles de Semuc Champey.
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Le volcan Fuego est entré en erruption en 2016.
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Le lac Atitlán est considéré comme l’un des plus beaux au monde car entouré de volcans.

Le peuple gronde comme le volcan

Le Guatemala, c’est 16 millions d’habitants et un taux de criminalité parmi les plus hauts du monde entier. Alors que les arrestations et les détentions sont rares, les règlements de compte dus au trafic de stupéfiants et d’armes sont réguliers, de même que les vols à main armée, les viols et les agressions sont monnaie-courante à l’égard des étrangers. Les voyageurs sont alors contraints de rester constamment sur leur garde… Pourtant, le nombre de curieux venant visiter ce pays n’observe pas de baisse particulière, ces derniers étant fascinés par la richesse de cette terre pourtant violente. Seul bémol donc, l’atmosphère extrêmement tendue gagnant un peu plus de terrain chaque jour qui passe… Manifestations et mutineries prennent l’espace des tabloïds en ce moment, montrant un ras-le-bol général. Début mars, un incendie a causé la mort de 40 jeunes filles dans un foyer d’accueil, ces dernières étaient âgées de 14 à 27 ans. Un réseau de prositution forcé avait été découvert en interne. Fin mars, une mutinerie a eu lieu dans une prison pour mineurs, causant la mort de plusieurs personnes. Et en ce moment, de nombreuses manifestations sont organisées par les habitants pour demander la démission du président Jimmy Morales, ainsi que pour protester contre les dysfonctionnements internes aux institutions pénitentiaires et d’encadrement spécialisé. Agressions, viols, mauvais traitements et pression psychologique sont des sujets bien trop récurrents dans ces espaces…

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Jimmy Morales est à la tête du Guatemala depuis 2015.

Source : Libération

Elisa Barbier