Classer les drogues : mieux vaut fumer, boire, ou sniffer ?

Petite histoire d’une classification de la drogue.

Comment classer les drogues est un grand sujet de réflexion et de conversation depuis pas mal de temps. Depuis la fin du 18ème siècle, on s’épuise à mettre les psychotropes dans des cases selon leurs effets psychotropes; les risques liés à leur usage; et leur traitement juridique. En 1924, le toxicologue Louis Lewin propose une classification des psychotropes selon leur effet sur la psychologie du consommateur. Ainsi, il propose cinq classes de drogues :
– euphoriques
– fantastiques
– hypnotiques
– excitantes
– ataraxiques (= tranquillisantes)

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Louis Lewin, toxicologue à l’origine d’un ouvrage sur les drogues en 1924.

Une autre classification existe et range les psychotropes dans des grandes familles, cette fois liées au type de molécule : 
– cannabis
– opiacés (opium, héroïne, codéïne)
– cocaïne et crack
– amphétamines (ecstasy, STP, DOB)
– hallucinogènes (LSD 25, mescaline, etc)
– solvants et inhalants (acétone, poppers, colle, éther, etc)
– médicaments détournés (anxiolytiques, hypnotiques, anorexigènes, antidépresseurs, vasodilatateurs, anesthésiques, etc)

Bien que ces « axes » de classification permettent d’y voir plus clair dans ce fouillis qu’est la défonce, il ne faut pas perdre de vue que tirer des conclusions définitives est difficile car la drogue est la « rencontre d’une personnalité, d’un produit et d’un moment socio-culturel ». Cela se résume par « set, string, substance ».

Comment savoir s’il vaut mieux fumer du tabac, prendre du crack ou sniffer de la coke, alors ?

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En 1998, le professeur français Bernard Roques tente une approche globale des problèmes médicaux et des risques liés à la consommation de drogues, en se servant des recherches auparavant effectuées par ses compères. Il propose alors une classification des drogues selon les facteurs de dangerosité des drogues. Il axe sa recherche sur plusieurs critères parmi lesquels :
– la dépendance psychique
– la dépendance physique
– la toxicité générale
– la dangerosité sociale

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Alors, si l’on en croit le tableau du rapport de Roques en 1998, il vous est conseillé vivement de :
1 : ne jamais commencer l’héroïne
2 : remplacer le vin par le jus de raisin en semaine (à bon entendeur, je suis comme vous) 
3 : privilégier le cannabis au tabac
4 : se souvenir que le mieux est encore de ne rien prendre de tout cela ! Mais bon, on a du mal à croire que la perfection existe réellement.

 

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Elisa Barbier
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