Le Tokyo de l’artiste underground Masayoshi Hanawa

Masayoshi critique le Japon avec des dessins « moches ».

C’est au vernissage de la Show Gallery #1 organisée par la revue d’art Hey!, que nous avons rencontré l’artiste japonais Masayoshi Hanawa. Un échange réussi grâce au magnifique outil qu’est Google Traduction, sans lequel nous n’aurions pas pu nous exprimer aussi clairement. Et non, ce n’est pas demain que l’on parlera japonais…! En tous cas, l’essentiel est là : Masayoshi Hanawa nous a illustré ses endroits préférés à Tokyo

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Masayoshi Hanawa est né en 1981 et vit dans la banlieue de Tokyo au Japon. Si aujourd’hui, il fait partie du collectif Mograg Garage qui réunit une grande partie de la scène artistique alternative nippone, ce qui n’était pas forcément ce à quoi sa jeunesse le destinait. Au début coiffeur et vendeur de tees customisés dans la rue à l’arrache, il passe en 2008 la porte de la galerie Zenshi à Tokyo. Celle-ci, intéressée par les jeunes artistes émergents, est instantanément charmée par l’artiste…. Puis, tout se met en place : expositions, collaborations et surtout créations rythment sa vie d’artiste engagé et passionné.

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Peindre avec les doigts, représenter des animaux chelou et rater son dessin, c’est ça, le mouvement Heta-Uma.

Lorsqu’il rencontre King Terry Yumura, son travail prend un cap qui le guidera pendant longtemps : contester les normes et les traditions trop lisses de la société japonaise. Ce parti-pris fait partie du mouvement Heta-Uma né dès 1970 et tend à transmettre une démarche brute, spontanée et détachée de toutes contraintes formelles et esthétiques. L‘Heta-Uma, c’est tout simplement l’art du « mal-fait-bien-fait » qui se rapproche finalement visuellement d’un art pop et brut revendiqué différent du manga « classique ». Ce mouvement se caractérise par un trait enfantin, volontairement raté et moche que l’on traduit littéralement par « mauvais-bon » (lire l’article sur Telerama.fr pour en savoir plus). 

 

Les bons plans de Masayoshi à Tokyo

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Elisa & Solenn – Dans quel bar aller faire la fête ?

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Masayoshi – Dans n’importe quel izakaya (1) que l’on peut croiser. Ce sont des restaurants ouverts uniquement le soir où l’on peut boire de la bière, du saké, ou de l’umeshu, avec des assiettes de brochettes à partager. En général, ces restaurants typiquement japonais sont caches, en sous-sol ou dans la cour d’un immeuble (ndlr).

E & S – Où décompresser du stress de la semaine ?

M – Chez moi (2) !

E & S – Où vas-tu manger quand tu as envie de te faire plaisir ?

M – Dans l’un des restaurants du Mograg Museum (3).

E & S -Où avoir la plus belle vue de Tokyo ?

M – Depuis la Tokyo Tower (4), la reproduction en rouge et blanc de la Tour Eiffel de Paris. Elle se situe dans le quartier de Minato à Tokyo (ndlr).

E & S – Ton endroit préféré ?

M – L’Inokashira Park (5), à l’ouest de Tokyo. Le parc s’étend sur 38 hectares, et compte plus de 11 000 arbres parmi lesquels des cerisiers, des érables du Japon et des pins rouges (ndlr).

E & S – Une galerie ou un musée à absolument visiter ?

M – La Mograg Gallery (6)!

E & S – Où aller danser toute la nuit ?

M – Au karaoké « Ozaki Yutaka » (7). Au Japon, le karaoké est un lieu où tout le monde se rend pour passer du temps ensemble, rire et chanter. C’est une réelle tradition !

E & S – Le meilleur endroit pour s’échapper du bruit de Tokyo ?

M – Chez moi (8) ! 🙂

E & S – Un endroit entre ciel et terre ?

M – Dans la region de Kantō à Chiba (9).

 

Retrouvez Masayoshi Hanawa sur
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Bisous !
Elisa Barbier