Pour les filles, c’est le rose et puis c’est tout

Kirsty Mackay montre à quel point le rose colle à la peau des petites filles.

Photographe, maman et un peu féministe, l’anglaise Kirsty Mackay a montré dans un livre la dure réalité des stéréotypes de genre liés à la couleur. Un travail de longue haleine – comptez cinq années de prises de vue -, qui tend à casser ces normes et codes planants au-dessus des cultures occidentales à tendance riches. 

My Favourite Colour Was Yellow, c’est plus d’une centaine de pages de photographies argentiques en couleurs juxtaposées à des extraits de texte écrit par l’auteur et historien Jo B Paoletti. Kristy Mackay a choisi de tourner son regard vers le rapport qu’entretiennent les petites filles avec la couleur rose au quotidien et dans leur chambre, espace intime et privé. À la naissance de sa première fille, la photographe a un déclic…

Quand ma première fille est née, je ne lui ai rien acheté de rose et pourtant, on a très vite été envahi, à tel point qu’on avait assez de vêtements roses pour faire des lessives séparées. J’ai voulu comprendre comment on en est arrivé là.

Et c’est ce qu’elle tente de mettre en lumière au fil des pages de My Favourite Color Was Yellow, grâce aux images, aux récits des parents et des enfants, et à l’essai de l’historien. En élaborant une bibliothèque de portraits de petites filles à la tenue, les accessoires ou la chambre teintés de rose, Kirsty Mackay montre à quel point cette norme imposée par la société est présente de manière plus ou moins inconsciente dans les habitudes.

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En effet, les codes de couleur – notamment le bleu et le rose – définissent l’identité sociale selon notre culture et notre pays. Par exemple en France, le noir évoque le deuil alors qu’en Inde, c’est le blanc qui fait penser à la mort. De ce fait, en Occident, le rose est inhérent aux filles tandis que le bleu l’est aux garçons. Une triste vérité que de nombreuses personnes ont constatée, comme la scientifique Astrid Leray qui, en 2013, avait épluché 13 catalogues de jouets pour Noël et avait conclu que 50% des filles y portaient du rose ou du violet. De plus, le site d’analyse du genre dans le marketing Womenology a constaté, grâce à une étude, que 21% des femmes ont peur d’influencer la sexualité de leur(s) enfant(s). 

Pour en savoir plus sur les stéréotypes de genre, direction cet article sur Psychologie-Sociale.com

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Cait and Millie, check their phones, Cardiff.

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Flo, sweeping up the decking.

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Morale de l’histoire : les gars, portez du rose avec fierté !