La Russie allège les peines des violences domestiques

Retour dans le passé avec une nouvelle loi

Les députés ont voté un projet de loi diminuant les sanctions en cas de violences domestiques. Mercredi 25 janvier, la Russie a malheureusement effectué un bond dans le passé en libéralisant la violence. En votant la loi, pourtant controversée, avec 385 voix pour et 2 voix contre, le pays continue indéniablement à préserver les valeurs traditionnelles familiales contre la « déviance » de nos valeurs occidentales.

Russie

 

Plus de 10 000 femmes meurent chaque année sous les coups de leur conjoint. Les victimes de violence domestique sont en effet à grande majorité les femmes et enfants, et peu osent porter plainte à la police, qui n’intervient parfois même pas.

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L’auteure de la nouvelle loi, la députée Olga Batalina, refuse qu’un parent soit privé de liberté pendant deux ans au motif que son enfant a un bleu sur le bras.

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Alors qu’auparavant, les fessées administrées aux enfants et coups portés aux femmes pouvaient être passibles d’une peine de deux ans de prison maximale ; le nouveau texte abroge le passage carcéral (sauf en cas de récidive), et ne jugera le coupable qu’avec une amende de 5000 à 30 000 roubles (soit entre 78 et 470€), voire des travaux d’une durée maximale de 120 heures.

 

Une nouvelle directive alarmante excusant les violences domestiques.