Qu’en est-il des squats à Paris ?

Les squats ? Des lieux artistiques ouverts au public

Difficile de recenser les squats parisiens encore survivants. Hébergement d’urgence, associations artistiques, le squat au sens premier du terme n’existe presque plus, ou n’est pas encore tombé dans l’oreille d’un journaliste.

 

D’occupations illégales par des personnes qualifiées de marginales, le squat est devenu un espace créatif et occupé temporairement avec un accord légal. Une convention d’occupation précaire est en effet signée. Contre l’utilisation du lieu, les habitants s’engagent à payer une faible redevance, mais ne connaissent pas l’échéance du contrat, au bon vouloir du propriétaire.

 

Désormais loin l’idée d’un squat de punks à chiens sales dans un vieil immeuble délabré, les espaces construisent du positif et du lien social en ouvrant leurs portes aux curieux de passage venus assister à un concert, ou admirer une exposition. Les lieux alternatifs privilégient effectivement l’artistique sur le militantisme. Quoique le squat a toujours été un acte non anodin.

Tour d’horizon des laboratoires sociaux d’aujourd’hui, et peut-être de demain.

Les Grands Voisins

Situé dans un ancien hôpital proche de Denfert-Rochereau, cette fabrique de biens communs accueille des réfugiés, mais aussi des touristes dans leur camping. Dans le café La Lingerie, des débats, rencontres, workshops, jeux favorisent les rencontres et forgent les idées de demain. Associations, entreprises, créateurs se côtoient dans l’espace construit avec des matériaux de récupération. Un bel endroit pour aller boire ta prochaine bière tout en s’interrogeant par exemple sur les initiatives environnementales du futur ; ou méditer puis écouter du rap expérimental dans le café.

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59 Rivoli

Dans la rue de Rivoli, les immeubles haussmanniens se ressemblent mais la façade du numéro 59 détonne dans le paysage. L’art s’empare de la devanture extérieure et la porte grande ouverte invite les parisiens, mais aussi bon nombre de touristes à pénétrer dans l’antre des artistes. Tout a commencé en novembre 1989, l’immeuble totalement abandonné appartenait au Crédit Lyonnais. Une bande d’amis a alors commencé à investir le lieu et créer des ateliers. Entre artistes installés, et d’autres de passage pour une résidence, le lieu atypique n’est jamais vide et grouille de bonne humeur sur les 6 étages. Chacun est également libre d’apposer son dessin, sa signature, son message d’amour ou coup de gueule sur les murs et les escaliers.

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Le Wonder

Près du marché aux puces de Saint-Ouen, dans une ancienne usine de piles fermée en 1986, le Wonder est un centre artistique d’une trentaine d’ateliers favorisant la création et aide de jeunes artistes. Malheureusement, le lieu a fermé ses portes en décembre 2016. Néanmoins, la même équipe vient d’inaugurer une seconde antenne à Bagnolet, le Wonder/Liebert.

 

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Le Jardin d’Alice

A Montreuil, le jardin d’Alice s’épanouit. Centre social, maison de quartier, épicerie associative, université populaire, salle de spectacle, lieu d’expérimentation artistique et écologique, le jardin accueille tout ce beau monde à la fois.

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Les squats précédemment cités organisent pléthores d’événement, à toi de franchir leur porte d’entrée !