Tester sa drogue et éviter l’overdose dans les clubs anglais

Grâce à la police locale, les Anglais pourront tester leur drogue en soirée !

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Vivement l’année 2017 pour les fêtards du comté de Lancashire en Angleterre ! Dès le mois de janvier (on l’espère), les lieux de vie nocturne de Preston se verront dotés d’un service anonyme et légal permettant de tester la qualité et composition des drogues telles que la MDMA et la cocaïne. Cette petite ville située un peu au-dessus de Liverpool et Manchester est pour ainsi dire, avant-gardiste et innovante car au Royaume-Unis, c’est la toute première fois que ce type de service est instauré à l’intérieur d’un établissement.
Proposé par The Loop et soutenu par la police locale, ce projet a pour but d’encadrer la prise de drogue sans s’épuiser à tenter de l’empêcher, tout en permettant aux consommateurs de savoir ce qu’ils prennent, en plein état de conscience. 

Le 29 juillet 2016 dans The Independent, on peut lire qu’une étude (à lire ici) menée en Angleterre par le Health and Social Care Information Center montre qu’en 2014, 2 335 personnes sont mortes accidentellement à cause d’une substance inconnue; 893 sont décédées suite à une intoxication volontaire; et 110 de troubles mentaux et comportementaux causés par la drogue.
À la vue de ces chiffres, on est plutôt heureux de constater que certaines personnes sont lucides face au fléau de la drogue !

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Nombre de décès à cause de la drogue en Angleterre, Health and Social Care Information Center

Dans The British Medical Journal, des scientifiques montrent que la guerre contre la drogue a échouée et appellent à la légalisation de sa consommation pour prendre en main la toxicomanie, le crime, la violence et la mort… Merci les gars !! Merci. 

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En Angleterre, The Warehouse Project et Secret Garden Party ont déjà expérimenté les stands de test des substances en soirée, comme on peut le voir sur certains festivals à l’étranger. De plus, face à de nombreuses morts par overdose en club ou en festival, les organisateurs ont pris l’initiative d’installer ce type d’espaces anonymes et légaux.
Mais pourquoi faut-il attendre que plusieurs personnes meurent pour penser à encadrer la consommation ?

Bisous, et take care !