Prends ton manteau, on s’en va en Australie voir Uluru

Un gros caillou nommé Uluru est sorti de terre grâce à l’érosion il y a des millions d’années.

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Uluru, ou Ayers Rock

On part en Australie petit, j’ai envie de faire une petite randonnée de 5 heures autour d’Uluru, aussi appelé Ayers Rock ! Tu sais, ce bon gros caillou situé au beau milieu du désert australien et découvert en 1873 par les Occidentaux. Aujourd’hui, c’est l’emblème le plus célèbre de cette terre adulée par les jeunes et moins jeunes personnes avides de voyage et de nature. Chaque année, plus de 400 000 visiteurs viennent se perdre dans l’espace infiniment grand du parc Uluru, où le grès pourpre côtoie un ciel d’aplat bleu cassé par une ligne d’horizon sans point de chute.

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En 1958, Uluru est officiellement un Parc National, puis en 1987, il est gracieusement classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Grâce au souhait du gouvernement de conserver la beauté puissante de cette terre, la population aborigène à qui appartient Uluru est en mesure d’y rester. Les Anangu, ledit peuple aborigène, considère Uluru comme un lieu sacré crée pendant la période de création il y a des millions d’années : la Tjukurpa :

Le monde était autrefois informe. Aucun des lieux que nous connaissons n’existait jusqu’à ce que des créateurs, sous la forme d’humains, de plantes ou d’animaux, voyagent au travers de la terre. Alors, dans un processus de création et de destruction, ils formèrent les paysages que nous connaissons aujourd’hui. La terre des Anangu est toujours habitée par les esprits de douzaines de ces créateurs ancestraux qui sont appelés Tjukuritja ou Waparitja.

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Les sources d’eau naturelles présentes sur Uluru sont aussi perçues par les Anangu comme l’oeuvre de Tjukurpa, et permettent d’alimenter en eau l’ensemble du parc, des animaux et des aborigènes occupants cet espace. La source Mutitjulu est la principale, et est continuellement remplie par les pluies.

Cette période où le monde aurait été crée est aussi nommée « le Temps du rêve », et correspond à un chemin sacré traditionnel qui traverse Uluru. Ainsi, les touristes venus gravir les 348 mètres de haut et les 2 kilomètres de long du Mala Walk sont plutôt très mal vus par les aborigènes… En plus de suivre un chemin dangereux, abrupte et peu pratiqué où déjà 35 personnes ont trouvé la mort, la montée d’Uluru est une offense aux traditions et croyances des Anangu. La Base Walk est à ce moment de rigueur : 10 kilomètres et 5 heures de marche pour découvrir la beauté de cette merveille de la nature, que ce soient des lacs naturels, des grottes, ou des fontaines sorties de nul part.

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Les Olgas et au loin, le gros caillou Uluru.

Eh BB, il faut que je te dise quelque chose aussi !
Si jamais on a plusieurs jours devant nous, on pourra aussi aller naviguer la tête dans les étoiles entre les 36 dômes de granit rose des Kata Tjuta, ou Olgas ! Situé à environ 30 kilomètres d’Uluru, ce lieu est tout autant fantastique de le précédent. Au beau milieu de l’Australie, une poignée de « boules » de pierre se battent en duel et se chevauchent pour atteindre au plus haut 546 mètres. Si l’envie d’aller te balader là-bas te prend, tu as la possibilité de choisir entre un parcours de 7 kilomètres à la Vallée des Vents, ou le Walpa Gorge qui s’étend sur 2,6 km. Dans tous les cas, tu découvriras un paysage hors du commun, une faune rare et dont la préservation est inévitable, ainsi qu’une flore typique du désert.
Et ça n’est pas à Paris, ni en France ou dans la Creuse, que tu pourras voir ça…

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En conclusion, à noter, et à ne JAMAIS oublier : faire le tour d’Uluru à pieds avec un ou deux potes, du bon son et une bière en fin de journée.
Il paraît que le coucher de soleil est aussi dingue que la mère de Stifler.
😉