Cupidité vs société tribale. En Amazonie, la tribu Yano en voie d’extinction ?

La tribu d’Amazonie des Yanomami vit dans le passé, et se porte très bien.

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Dans la forêt du Brésil vivent des personnes qui n’ont jamais été en contact direct avec le monde extérieur. Tu sais, NOTRE monde civilisé, où il y a le métro, les vêtements, les iPhones, l’argent, les voitures et la connerie !

La tribu photographiée au début de l’année 2016 est celle des Yanomami, ou Yano, et compte quelques 100 aborigènes. Ces individus, coupés du monde industrialisé, sont extrêmements vulnérables tant à la violence qu’aux maladies : il est primordiale de les protéger et de les éloigner de tout contact avec l’extérieur. Le chef shama Yanomami Davi Kopenawa affirme que « les lieux où vivent les tribus isolées mais aussi les poissons, la faune et les plantes ont besoin d’être protégés », et Stephen Corry, le directeur de l’ONG Survival appelle à la prise de conscience :  « Ce ne sont pas des sauvages mais des sociétés complexes et contemporaines dont les droits doivent être respectés ».

En effet, des personnes ayant survolé le territoire des Yanamomi du Brésil ont pu remarquer la présence de hamacs pour se reposer, de cabanes pour les familles, et d’espaces dédiés à la culture de bananiers et de manioc. L’existence de ces tribus aborigènes est une découverte incroyable…! Mais tout le monde n’est pas du même avis.
L’armée brésilienne tente d’expulser les Yano car ils représentent un obstacle pour la région, riche en métaux précieux; les grands projets gouvernementaux de réaménagement du territoire tels que la construction de méga-barrages et de grandes routes envahissent leur territoire; et le mercure présent en trop grande quantité dans l’eau de la rivière pollue à vitesse grand V la nature.

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Le traumatisme est bien là, à tel point que lorsque des avions survolent la zone d’habitation du peuple, ceux-ci les accueillent avec de belles flèches ou se cachent dans la forêt.
Depuis 1987, la FUNAI est là pour protéger les tribus isolées, et les prévenir en cas d’urgence où leur survie immédiate est certaine. Cela n’empêche pourtant pas le gouvernement de mettre des obstacles sur la route de ces volontaires passionnés en faisant pression sur le budget.

Eh bien, qu’il est beau, l’Homme.
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