Guerre de gangs à Chicago, un record d’homicides

Chicago sous les tirs des gangs

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C’est fait, le record déjà macabre de 2015 – 481 homicides – a été dépassé cette année: 512 homicides ont été comptabilisés à Chicago depuis janvier 2016Du jamais vu depuis 20 ans.

75.000 gangstas en guerre

Chicago, c’est déjà 70.000 gangs différents pour une ville de 2,7 millions d’habitants, un véritable nid de criminalité qui n’est pas récent. Dans les années 90, près de 900 personnes tombaient sous les balles chaque année. En septembre dernier, rien qu’en une seule journée, 65 personnes mourraient, victimes de fusillades. Si l’extrême pauvreté, la hausse du chômage et la ségrégation urbaine expliquent cette résurgence de la criminalité, les responsables directs de cette vague de sang sont les deux gangs les plus puissants de la ville: les Black P. Stones (BPSN) et les Black Gangster Disciple Nation (BGDN). A eux seuls, ils sont 75.000 membres en tout: des fous de la gâchette qui se mènent une guerre sans merci depuis les années 70.

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Les Black P. Stones et les Black Gangster Disciple Nation s’entretuent pour les territoires du sud et gèrent un large partie d’un empire local colossal: trafic de drogue, trafic d’armes, extorsions de fonds, rackets, meurtres crapuleux, représailles… ça déconne pas! Les Black P. Stones, fondés dans les années 70, comptent 30.000 membres quant aux Black Gangster Disciple Nation, 45.000 membres répondent aux ordres de son leader Larry Hoover. Même si le tyran a pris perpet’, le gang est toujours là, recrute et sévit, même dans les quartiers plus calmes et résidentiels. En plein centre-ville, un homme battu à mort pour son portable, des passants mitraillés depuis des voitures, des balles perdues … Les habitants ont peur de leur ombre.

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Le sud de la ville en quarantaine

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Pour protéger les habitants, la ville a lancé un vaste plan d’intervention: quadriller les zones les plus dangereuses au Sud. Des barrages de police on été installés avant ces territoires pour dissuader les passants de s’y aventurer: après le cordon, aucune sécurité n’est plus garantie par les autorités. Du coup, le sud serait devenu un véritable terrain de chasse en quarantaine.

 

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