Une agression sexuelle en réalité virtuelle

Gestes déplacés en pleine partie

 

Une jeune femme américaine essayait le mode multijoueur du jeu QuiVR sur un casque de réalité virtuelle quand un des joueurs a commencé à mimer des gestes sexuels sur son avatar. Il a d’abord touché sa poitrine, alors que la jeune femme lui ordonnait d’arrêter au casque, mais l’homme n’a pas stoppé, allant jusqu’à glissé sa main entre les cuisses de son avatar. Une expérience profondément choquante pour la femme.

réalité virtuelle

Pour lutter contre ce genre d’attitudes le développeur a ajouté une fonctionnalité permettant de déployer une bulle autour de son personnage pour se protéger.

Les internautes de leur côté ont minimisé l’acte. Selon eux, l’avatar n’est pas la vraie personne et la réalité virtuelle reste virtuelle. La violence de pléthores de jeux n’incite pas forcément les joueurs à reproduire les actes dans la vie réelle. Seulement, le casque plonge intégralement la personne dans l’univers et est loin d’une simple manette et écran.

Le jeu vidéo Dead or Alive Xtreme 3, seulement disponible au Japon, ravive la flamme du harcèlement. Le joueur peut toucher leurs parties intimes, même si les femmes expriment clairement leur refus.

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L’agression sexuelle peut être prise au sérieux dans un univers virtuel ?

Selon le gourvenement français « Une agression sexuelle est un geste à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, commis par un individu sans le consentement de la personne visée ou, dans certains cas, notamment dans celui des enfants, par une manipulation affective ou par du chantage. Il s’agit d’un acte visant à assujettir une autre personne à ses propres désirs par un abus de pouvoir, par l’utilisation de la force ou de la contrainte, ou sous la menace implicite ou explicite. Une agression sexuelle porte atteinte aux droits fondamentaux, notamment à l’intégrité physique et psychologique, et à la sécurité de la personne ».

Les réactions ont été très diverses, les internautes défendant ou non l’agression sexuelle. La loi, quant à elle, ne s’applique pas dans le cadre encore trop flou de la réalité virtuelle. Seul l’avenir nous le dira. En attendant, libre à chacun d’avoir sa propre opinion.