Le boom de l’or bleu

Vous en reprendrez bien un verre ?

Comme le vin, l’eau devient un grand cru. Vis-à-vis de la méfiance envers l’eau du robinet, la niche de l’or bleu explose, même si elle reste cantonnée à une certaine classe sociale. Gota l’argentine, Voss la norvégienne, Iceberg du Groenland, les bouteilles d’eau, vendues autour de 15€, s’exposent en épiceries fines et restaurants de luxe, qui propose désormais une carte des eaux. Dubitatif ? Nous le sommes aussi.

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Design épuré et élégant, évoquant un parfum haut de gamme, le marketing est savamment orchestré pour vendre des bouteilles à un tarif excessif. La plus chère, la bling h2o sertie de brillants Swarovski, se vend à 50€. Pourquoi un tel prix ? Le coût de production et surtout la rareté de la bouteille, couplés à un design décoré parfois par de grandes marques, justifient un tel prix. De plus, les eaux sont dites plus pures et nettement meilleures. Comme un café, chaque eau est différente et possède son goût propre, en fonction de son terroir unique.

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L’eau est inodore mais possède une palette de saveurs. Elle est loin d’être plate et peut être fruitée, salée, douce, dure selon Martin Riese, sommelier d’eau, officiant dans un restaurant de Los Angeles, où la carte d’eau comprend pas moins de 40 pages. Son rôle est d’améliorer l’expérience culinaire en associant l’eau adéquate aux mets.

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Néanmoins, il n’est pas toujours facile de surfer sur cette vague naissante. L’eau de Sail-les-Bains est actuellement en redressement judiciaire. Un investisseur du Quatar a contribué au projet à hauteur de 13 millions d’euros, avant de mettre fin au mécénat. Malgré  « la combinaison de son absolue pureté, de la légèreté minérale, de son équilibre et de sa douceur”, la bouteille de 40cl, vendue entre 20 à 30 euros n’a trouvé que quelques milliers d’acheteurs.

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Personnellement, on se contentera de l’eau du robinet ou d’autres liquides plus savoureux !