24h à Pékin malgré moi

Pékin

Episode 3 : Pékin

Dernier épisode de notre série avec la compagnie aérienne Narvalo Airlines. Avant d’enfin atterrir aux Bahamas, une pause s’impose en République Populaire de Chine. Nijao Pékin et sa fourmilière de 11 millions d’habitants !

A ma grande surprise, les chinois ne s’expriment pas très bien en anglais et je galère déjà à prendre le métro. Des écrans de publicités matraquent en permanence, au moins le trajet passe plus vite. Le soleil a déjà du mal à percé le ciel gris et pollué de Beijing. Je dépose la valise et hop c’est parti pour une plongée dans la capitale !

 

La culture est totalement différente ici. Par exemple, il est sain de cracher dans les rues quand un corps étranger obstrue ta gorge malgré l’interdiction du gouvernement. Par contre, il est très mal vu de se moucher en public. Toute une série de codes régit la vie trépidante d’un chinois.

La circulation est aussi un véritable cauchemar. Quand le petit bonhomme est vert, fais attention quand même en traversant. C’est l’anarchie la plus totale, les vélos rasent les bus, les klaxons te percent les tympans.

Pékin

A moins d’avoir une pokéball passe-partout comme ci-dessous, ne conduis jamais à Pékin !

Pékin

Je croise un papi Jackie Chan, c’est bon je suis au bon endroit. Sur une place, les grand-mères chantent et dansent et toute une ribambelle du troisième âge entretient leurs corps dynamiques.

Pékin

Me voici arrivée au palais d’été, ou jardin impérial de Beijing. Le lieu très zen abrite des lacs, temples, bref un havre de paix loin des trépidations incessantes de Pékin.

Pékin

Pause déjeuner. La nourriture chinoise est complètement différente de ce que l’on mange dans des restaurants estampillés chinois en France. Je vais au plus simple et me commande un bol de nouilles.

Je file ensuite prendre un bus direction l’étape incontournable à faire au moins une fois dans sa vie, la grande muraille de Chine. Le paysage défile, que des immeubles à perte d’horizon et des grues. La capitale est en perpétuelle construction et démolition d’anciens temples malheureusement. Cependant, Pékin, contrairement à Shanghai reste assez attaché à ses valeurs culturelles et essaye tant bien que mal de trouver un équilibre entre tradition et modernité.

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Pékin

Me voici devant une partie de la grande muraille. Gigantesque ouvrage militaire, je me sens écrasée face au poids de l’histoire s’étendant devant moi à perte de vue. Mao Zedong a dit « Celui qui n’a pas gravi la muraille n’est pas un homme véritable ». Prenant mon courage de femme forte à deux mains, je grimpe les marches très pentues. Arrivée au sommet, je crie « je suis le roi du monde » par contre pas de Dicaprio dans mes bras. La descente à côté est une promenade de santé.

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Toujours plus avide de sensations fortes, de retour dans le centre ville de Pékin, je vais jouer ma parfaite petite touriste au marché nocturne et m’entraîne pour Koh-Lanta en mangeant une araignée grillée. Pour ton information, ça a le goût de bacon très salé. Il y en a sinon pour tous les goûts, mille-pattes, serpents, scarabées…

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Pour mon unique soirée ici, je me dirige vers la salle de musique bondée la Mao Livehouse Venue (oui Mao est vraiment partout) pour voir en live le groupe de reprise des Beatles chinois. L’endroit très underground, taggué de partout, attire foule et les battles de danses fortement alcoolisés à la Tsingtao et Tiger, bières chinoises, me font passer une nuit inoubliable.

Le soleil pointe le bout de son nez en cette belle matinée. Mais la navette file sur l’autoroute, le bitume défile, et je ne peux m’empêcher de ressentir une certaine mélancolie à quitter cette ville atypique, à la frontière entre tradition et modernité. Ce n’est qu’un au revoir Pékin, à moi enfin les vacances les pieds dans le sable fin. Bahamas, me voilà !

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Solenn Cordroc’h