Sara Zaher : l’artiste australienne qu’il va vite falloir suivre

Sara Zaher
Bananas Gone Wild

On a interviewé Sara Zaher, et son travail vaut le détour

Alors que j’écumais les sites internet à la recherche de nouveaux artistes à suivre – et il y en a à la pelle -, je suis tombée sur la page Instagram de Sara Zaher. Aucun site internet, pas d’autres informations à son sujet sur d’autres pages, des visuels tape-à-l’œil avec des couleurs qui pètent : il ne m’en fallait pas plus pour vouloir prendre contact avec elle.

 

Bonjour Sara, peux-tu te présenter rapidement ?

Je suis une artiste visuel basée à Sydney. J’ai récemment validé une maîtrise en Graphic and Media Design à l’université des arts de Londres. Cependant, je me suis rapidement rendue compte que je ne souhaitais pas travailler dans un studio du coup, j’ai décidé de me concentrer sur des projets personnels tout en faisant des missions en freelance.

Pourquoi es-tu intéressée par l’art ?

A la différence de la plupart des artistes ou designers, qui semblent avoir eu une révélation créative enfant, je n’ai jamais eu de véritable fibre artistique étant plus jeune.
J’étais plutôt intéressée par des sujets tels que la politique, la sociologie, la psychologie – tout ce qui avait attrait au mental, à l’esprit, au travail cérébral en fait. Et au fur et à mesure, j’ai commencé à développer ces intérêts à travers différents moyens artistiques.

Quelles sont tes inspirations ? Est-ce que tu as des artistes spécifiques qui t’inspirent ?

Comme beaucoup de gens, je tire mon inspiration de tout ce qui m’entoure – en d’autres mots, de la culture pop dans toutes ses dimensions. Cela peut être à travers un film, une musique, la télévision, le théâtre, les réseaux sociaux…

En ce qui concerne les artistes, les premiers qui me viennent à l’esprit sont James Turelle, Bruce Nauman ou encore Jenny Holzer. J’aime particulièrement la façon dont ils utilisent la lumière pour relever un problème social ou tout simplement changer notre façon de voir, de percevoir.

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On peut voir ton travail seulement sur Instagram, est-ce intentionnel ? Pourquoi ?

 J’ai ouvert mon compte il y a seulement quelques mois afin d’avoir un support pour mon portfolio. Il est rapidement devenu mon principal tremplin créatif car il est facile d’accès et exposé aux regards de beaucoup d’inconnus.
Grâce à Instagram, j’ai commencé à me faire des contacts avec différents artistes à travers le monde et c’est ce qui est très excitant.

 

Sara Zaher
Smoked Fish

On peut voir que ton travail est définitivement connoté à notre société de consommation, quel message transmets-tu ?

 C’est évident que je cherche à renverser l’image de certaines choses de notre quotidien, pour permettre d’en révéler les différentes facettes – et un des thèmes principaux est la consommation.

A travers mon travail, je cherche à créer une sorte de tension entre les objets que nous consommons au quotidien et nous, en tant que consommateurs. Je le fais principalement subversivement, c’est-à-dire que je déforme l’image initiale afin de créer quelque chose qui raconte une histoire derrière, quelque chose qui n’est pas neutre.

Le but est d’interroger l’internaute sur sa place dans les différentes interactions qu’il a avec le monde.

 

Sara Zaher
Freedom Fries

Des plans pour le futur ?

Actuellement, j’envoie mes projets à différentes galeries, foires artistiques tout en continuant à alimenter mon portfolio sur Instagram.

On lui souhaite bon courage pour la suite. Le travail qu’elle affiche est prometteur et frais, et on vous conseille vivement d’aller faire un tour sur son Instagram ici.

 

Sara Zaher
Eau de Toilette
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Early Breakfast
Sara Zaher
New-York State Of Mind