La domination des grosses fesses dans notre société

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Les grosses fesses fascinent tant, mais pourquoi ?

Depuis que les Hommes sont en capacité de représenter l’image de l’arrière-train, ils n’ont jamais pu s’arrêter. Oui, qu’il soit masculin ou féminin, le derrière que l’on nomme aussi croûpe, popotin, cul, ou même le goulard est présent sur tous les fronts et suscite l’intérêt. Fascinant, intriguant, interpellant, fait pas genre que tu n’as jamais égaré ton regard sur les fesses d’une demoiselle (ou d’un jeune homme!) qui passait à côté de toi dans le bus. On le fait tous, c’est un réflexe. Mais pour quelles raisons avons-nous cette manie ?

Le chercheur en psychologie évolutionniste Gordon G.Gallup a mis en lumière la logique « reproductrice » des êtres humains similaire à celle de nos amis les animaux. Les hommes seraient attirés par les formes voluptueuses du corps féminin car inconsciemment, on se tourne toujours vers la personne que notre métabolisme estime être la meilleure pour se reproduire. Pour ce qui est des grosses fesses, elles contiennent beaucoup de graisse glutéo-fémorale. Gros mot? Non, t’en fais pas. Cette graisse que l’on trouve dans les fesses est riche en acides gras ployinsaturés, ceux-ci étant nécessaires au bon développement cérébral d’un éventuel enfant. Les femmes dotées d’une croûpe digne des plus grandes auraient alors des enfants plus intelligents.
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En attendant, non pas que nous soyons féministes ici, mais on porte un intérêt particulier à traiter les hommes de la même manière que les femmes. Alors, messieurs, nous aussi, on regarde vos fesses dans les escaliers du métro! Ehhh ouais. Sauf que nous, on ne se permet pas de vous siffler ou de vous héler. Encore une fois inconsciemment, les femmes posent leurs yeux de biche sur les mâles que leur métabolisme considère comme apte à la survie dans la nature et à assumer une famille. Un mec à la voix grave et posée renvoie à un fort taux de testostérone, donc à plus de virilité pour indiquer une force physique hors pair. Les femmes (ou plutôt leur inconscient) tchekent les épaules, les cuisses et les fesses pour juger si oui ou non, ce mec est attirant. Le bon cliché du mec de la forêt barbu, qui pue et parle fort n’est pas si inoffensif que cela. La science prouve que dans la vraie vie, Hagrid d’Harry Potter choperait vachement plus que Draco Malfoy. LOL

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L’homme barbu et viril dans sa splendeur.
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Mh, sexy boy.

Cette fascination pour le boulard plane depuis la création de l’Homme, et l’expression de cet amour a pris différentes formes selon chaque époque. On ne va pas faire une chronologie précise du cul dans l’histoire, mais en gros, les courbes voluptueuses du corps féminin trouvent leur place très tôt dans l’art. Avant la naissance de la photographie au 19° siècle, on sublime la beauté à l’aide de pinceaux et de peinture à l’huile. Dès la Renaissance, les femmes sont peintes nues et recouvertes d’un drapé dans des postures timides et douces. Quand aux hommes, la période où leurs atouts physiques étaient complètement mis en valeur est celle de l’Antiquité. On pense notamment aux statues et peintures représentant dieux grecs et autres guerriers romains.

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Au 21° siècle, on est tous d’accord pour dire que ça a bien changé…
Les inégalités ont eu le temps de se creuser entre la femme et l’homme en deca d’une évolution qui semble être plus en surface que réelle. Le corps de la femme est montré partout, tout le temps, et correspond à une image construite de toutes pièces par les médias et la société capitaliste. Les débats ne manquent pas et les groupes contestataires se font de plus en plus remarquer et entendre.
Ce bourrage de crâne quotidien occupe nos esprits pour finalement se transformer en propagande silencieuse modifiant notre perception de nos corps.

Le twerk en est un très bel exemple ! Cette danse traditionnelle ivoirienne dansée lors de cérémonies familiales est rapidement censurée dans plusieurs pays africains, critiquée pour son caractère provocant à la limite du porno. La danse sensuelle se popularise rapidement dans les clubs de strip-tease américains, d’abord à Houston et Atlanta. Puis, c’est le drame, Miley Cyrus se l’approprie dans un de ses clips.
L’épidemie est en train de se répandre dans le monde entier, important avec elle la suprématie des gros popotins qu’il semble nécessaire d’avoir afin de twerker en bonne et due forme.

Entre Nicki Minaj et son superbe clip Anaconda, Kim Kardashian, et MZ, il y a de quoi faire.
Sans oublier les réseaux sociaux, plus particulièrement Instagram.
Je me suis perdue dans les bas fonds d’Internet, à la recherche des fesses les plus grosses que la Terre ait portées. Voilà comment j’en suis venue à taper des hashtags bien crades et chelou sur Instagram : le #ass.

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La vision des images précédentes me confirme la puissance avec laquelle les gros culs ont pris le pouvoir. Trouvez-vous cela joli et sexy? Je veux bien que l’instinct de survie joue un rôle, mais là…je ne comprends pas.
Vraiment.

 

Brbr

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