Nos courts métrages favoris des Nuits en Or 2016

courts métrages

Courts métrages pour grandes émotions

Peu répandus dans les circuits de distribution classique et injustement méconnus, les courts métrages sont boudés des salles obscures. Seuls les festivals cinématographiques spécialisés trouvent un vif intérêt à promouvoir ces films inférieurs à une heure, qui font émerger des jeunes réalisateurs en devenir. En effet, les grands cinéastes d’aujourd’hui ont souvent commencé par se faire repérer avec leurs films courts. Martin Scorcese, Tim Burton, Quentin Tarantino, Gus Van Sant, Jean-Pierre Jeunet et bien d’autres ont eu accès à la gloire grâce au tremplin du format court. L’exercice s’avère pourtant difficile, il s’agit d’être percutant en quelques minutes et de laisser béat un spectateur en un minimum de temps imparti. La loi du 26 octobre 1940 stipulait que le passage d’un court métrage devenait obligatoire en début de séance. Cependant une autre loi de 1953 abolit cette dernière. Aujourd’hui, plusieurs festivals mettent en lumière les talents de demain.

C’est notamment le cas du festival Les Nuits en Or qui s’est déroulé la semaine dernière à l’UGC de Bercy de Paris. Les 33 meilleurs courts métrages mondiaux primés par des académies du cinéma ont été projeté durant trois jours. Plus qu’éblouie par la sélection présentée, la rédaction d’Open Minded te propose une liste de 6 films à voir absolument !

 

Le Repas Dominical – France
César 2016 du meilleur film d’animation (court métrage)

Céline Devaux nous régale avec ce petit bijou d’animation réalisée seule pendant 6 mois. Au cours d’un repas de famille du dimanche, un jeune homme dépeint le portrait croquant et attachant des membres de sa famille. Mais elle s’avère un peu embarrassante quand la conversation dérive sur son homosexualité. Avec la voix de Vincent Macaigne, acteur montant du cinéma français, et la musique expérimentale de Flavien Berger, le repas de 15 minutes ne nous laisse pas sur notre faim.

The Photographers – Corée du Sud
Blue Dragon 2015 du meilleur court métrage

 Ayoung se promène dans un bidonville, l’appareil photo autour du cou à l’affût du meilleur cliché. Dans ce dédale de ruelles, les passants se font pourtant rares. Le silence est seulement percé de sifflets stridents de plus en plus oppressants. Enfin, elle fait la rencontre d’un petit garçon qui l’invite à le suivre dans ce labyrinthe angoissant.

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My Father’s Truck – Brésil
Grande prêmio do cinema brasileiro 2015 du meilleur court métrage de fiction

 Mai Vy, 10 ans est virée de son école pour une journée. Elle rejoint son père et l’accompagne durant toute sa journée de travail à bord de son camion assurant le transport de travailleurs en campagne vietnamienne. Mais les apparences sont parfois trompeuses, son père s’adonne à un trafic illégal un peu particulier pour éviter les fins de mois difficiles. La petite fille se retrouve vite confrontée à la dure réalité de la vie quotidienne.

Maurice – Canada (Québec)
Prix du gala du Cinéma québécois 2016 du meilleur court métrage de fiction

Maurice est un vieux monsieur qui va bientôt mourir. Il a choisi de quitter ce monde avec dignité, en ayant terminé tout ce qui lui restait à faire dans sa maison et auprès de sa famille. Maurice, c’est un film qui parle avec une douce ironie de la mort, tout en montrant que la mort n’est pas si tragique qu’on le croit. Un récit touchant pour parler de la beauté de la vie.

Nommer 37 – Afrique du Sud
SAFTA 2016 du meilleur court métrage

Afrique du Sud, dans un appartement où Randal et sa sœur habite. À la suite d’un deal qui a mal tourné, le jeune homme est dans l’obligation de rembourser un voyou de son quartier au plus vite, lorsqu’il est témoin du meurtre d’un policier dans l’appartement situé en face. S’en suivra un jeu sanglant où la chance, l’angoisse et la pression se chevauchent et se disputent, dans une ambiance colorée puissante. Un thriller dont la chute fera certainement parler d’elle.

Stutterer – États-Unis
Oscar 2016 du meilleur court métrage de fiction

Un personnage principal solitaire et silencieux dont le film raconte avec finesse le chemin parcouru jusqu’à l’amour. Handicapé par un bégaiement, Greenwood partage avec le spectateur la fluidité des pensées qu’il ne peut exprimer librement. La frustration se fait ressentir de la même manière qu’un stress naissant à l’approche de sa rencontre avec Elie, une jeune femme avec laquelle il correspond depuis quelques mois.
D’une douceur subtile et tendre, le jeune homme hésite, avance et recule sur le chemin de la décision.

Solenn – Brbr