Quand les objets deviennent street food

lor k food

L’histoire de matelas transformés en food

Qui dit artiste dit esprit perché. A qui l’idée n’a jamais traversé l’esprit de transformer des matelas abandonnés dans les rues en matelas version food ? Pour l’artiste française Lor-K, ces vieux matelas abandonnés dans les rues parisiennes sont une source d’inspiration. Peut-être les avez-vous déjà vus ? Avec son projet de street-art baptisé « Eat Me » , cette jeune artiste a eu l’idée (culottée) et originale de transformer de vulgaires morceaux de mousse délaissés en toute une panoplie de bouffe bien grasse.

La technique de cette artiste ? Utiliser les objets abandonnés en espace urbain pour créer des installations de rues éphémères. C’est une façon d’offrir à ces objets une nouvelle identité, une deuxième vie dans un espace urbain. Pour elle, chaque création est unique et non reproductible, car c’est son travail personnel et sa quête du renouveau.

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Selon elle, « Peu importe la nomination technique, (tag, graffiti, muralisme, pochoir,  street art, performance, installation/happening urbain…) je ne tiens pas à appuyer cette distinction des termes, au contraire…. Avec le temps, les outils se diversifient pour donner naissance à de nouvelles techniques que l’on nomme ».
L’art de Lor-K fonctionne comme une recette. Au départ, il y a un certain travail de recherche à effectuer, réfléchir pour cerner le sujet et ensuite essayer, car qui ne tente rien n’a rien.
Après avoir établi cette première phase, vient alors l’exécution, et tout son processus de réalisation, récolter les infos, les réaliser et parfois, abandonner.
Pour finir, et en dernière étape vient la retranscription. L’œuvre doit-elle perdurer ? L’artiste a le libre choix de laisser ses œuvres à la merci de quiconque, ou de les exposer.

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« Eat me » n’est pas son premier projet de réalisation. En effet, l’artiste a l’habitude de transformer des objets souvent abandonnés dans les rues pour leur donner une sorte de deuxième chance, comme s’ils étaient des humains.
Objeticide, Consomas, Nature morte, tous ses projets délivrent un réel message, et c’est ce qui fait la différence entre de nombreux artistes.

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Alors en version sushis, kebab, brochette ou encore gaufres ou cupcakes, ces friandises nous donneraient presque envie de les manger, n’est-ce-pas ?
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