Dimanche 12 juin, journée mondiale contre le travail des enfants

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Une journée contre le travail des enfants

Enfin un jour utile, plutôt qu’une journée mondiale pour le Nutella, par exemple (si si elle existe vraiment et c’est le 5 février). Ce dimanche 12 juin a lieu la journée mondiale contre le travail des enfants.

Depuis la convention n°182 de lOrganisation Internationale du Travail (OIT), les pays signataires se sont engagés à agir immédiatement pour interdire et éliminer quelconques formes de travail des enfants. De plus, la convention n° 138 de l’OIT a également été signée et approuvée par un nombre conséquent de pays.
L’objectif de cette démarche ? Obtenir l’abolition effective du travail des enfants, qui aurait dû être totalement acceptée depuis de nombreuses années.

Et les chiffres sont frappant. En 2002, on estimait que le travail des enfants concernait 246 millions d’enfants entre 5 ans et 17 ans, soit un enfant sur six à l’échelle de la planète, chiffre concentré essentiellement dans l’agriculture. Selon un rapport de l’OIT, 73 % de ces jeunes (environ 179 millions, soit un enfant sur 8) sont soumis aux « pires formes de travail », qui les mettent en péril, d’un point de vue moral, physique ou psychique, et 8,4 millions sont « réduis » à effectuer d’autres activités terrifiantes ; esclavage, servitude pour dettes, prostitution, drogue, etc. En bref, 5,7 millions de jeunes sont asservis ou sont forcés de travailler. Souvent sans papiers, trop jeunes ou en difficulté familiale, il est très difficile pour eux d’arriver à trouver l’aide dont ils ont besoin. Outre le domaine de l’agriculture, ces enfants sont également exploités dans des entreprises occidentales, dans des secteurs tels que le textile, récolte de tabac, cacao, etc.

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Cette année, la Journée mondiale contre le travail des enfants est consacrée à leur travail dans les chaînes de production. Avec 168 millions d’enfants toujours victimes du travail et de ces conditions pénibles et inadmissibles, toutes les chaînes de production, de l’agriculture à l’industrie, des services à la construction, courent le risque de recourir au travail des enfants.

A l’heure d’aujourd’hui, aucun enfant ne devrait travailler dans ces domaines, mais plutôt faire comme tous les enfants qui en bénéficient actuellement, à savoir d’aller à l’école.