Religion chez les narcotrafiquants au Mexique

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La religion de la mort

A Tepito, quartier dangereux de Mexico, des fidèles se sont tournés vers une « religion », la Santa Muerte (sainte mort), une vierge au visage squelettique représentant la mort.

Le réalisateur, Pierre-Paul Puljis, producteur entre autre du dernier film de Larry Clark, s’est intéressé à la grande messe du 31 octobre quand la statue est exhibée dans les rues. Son feuilleton documentaire en sept épisodes de huit minutes est actuellement diffusé sur le site internet Les nouvelles écritures du réel.

D’un petit tableau la représentant en tunique rose, Dona, commerçante de Tepito, a placé la vierge sous les feux des projecteurs en convaincant son mari Rey de façonner une statue de deux mètres. Actuellement exposée dans une vitrine devant leur maison, la jeune vierge de 14 ans a déjà séduit un million de fidèles. Bien évidemment non reconnue par l’Eglise Catholique, le phénomène de masse est pourtant mal perçu et associé au satanisme.

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Surnommée la vierge des narcotrafiquants, Santa Muerte est aussi vénérée par les recalés de la société : les personnes ayant une connaissance en prison, ceux qui n’ont pas assez d’argent pour se payer un loyer, les chômeurs… Ils gardent la foi et se bousculent devant l’autel pour demander de l’aide. Certains déposent même les objets appréciés des défunts, comme des cigarettes ou du vin.

Cette vierge non conventionnelle attire tous les oubliés de la société mexicaine qui n’ont pas peur de regarder la mort en face.

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