Saving Banksy : le film sur le street art arraché des murs

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Banksy ironise sur le vol des œuvres de street art.

Saving Banksy, le film sur les vols d’œuvres de street art

Il y a l’arroseur arrosé, et le « vandale » vandalisé. L’acte de produire une œuvre de street art est encore considéré à l’heure actuelle comme illégal, parce qu’entrant en contradiction avec le droit de propriété de la personne à qui appartient le support de l’œuvre, à savoir un immeuble, un mur, ou tout autre espace sur lequel on peut poser un gros « geuta », une affiche, un graffiti, ou bien encore une fresque. Pourtant, son statut juridique est de plus en plus flou, notamment depuis que cette forme d’art a fait ses premiers pas dans les environnements clos et protégés des galeries et dans le grand circuit fermé et élitiste du marché de l’art. Tout se monnaye, y compris l’art urbain, ce qui pousse certains petits malins à arracher des œuvres de street art de leur environnement originel, afin de les revendre, ou de les garder pour eux, sans évidemment se poser la question du consentement de leur auteur, sans lequel l’œuvre ne peut connaitre d’altération d’aucune manière.

Un documentaire s’est penché sur le sujet, et sa première a eu lieu très récemment, le 22 avril dernier, au Nashville Film Festival. Réalisé par Colin Day et Mike Tarrolly, Saving Banksy reprend dans son titre même le blase de l’un des plus célèbres street artistes actuels, peintre et pochoiriste anglais connu et reconnu pour ses fresques murales au ton ironique, flirtant bien souvent avec l’actualité, vendues à des centaines de milliers de dollars par des dealers d’art qui se les arrachent. Et c’est le cas de le dire.

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Si le nom de Banksy nous est évidemment familier, il est loin d’être la seule victime du vol de ses créations. L’artiste originaire de Vitry, C215, est également un habitué de cette forme de vandalisme, de même que le semeur de mosaïques mondialement connu Invader. Ce film raconte donc l’histoire de ces œuvres destinées à tous, qui se retrouvent arrachées de leurs murs pour être vendues au plus offrant sans le consentement de leur créateur, qui ne reçoit, quant à lui, aucune contrepartie. On retrouve également dans ce film les artistes Ben Eine, Risk, Revok, Niels Mueman, Blek Le Rat, mais aussi Anthony Lister, Doze Green et Glen E Friedman.

On ne connait pas sa date de sortie en France, mais le trailer de Saving Banksy est d’ores et déjà visible.

Saving Banksy Trailer from Mike Tarrolly on Vimeo.