Tes gènes en disent long sur ta passion cannabis

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Gènes et cannabis : une histoire d’addiction

Si t’aimes bien – même beaucoup, voire un peu trop – la fumette, ton amie la science est là pour te rassurer et t’expliquer pourquoi – YES !
Alors en fait c’est une histoire de gènes. Une étude a récemment été menée, la « Genome-wide Association Study of Cannabis Dependence Severity, Novel Risk Variants, and Shared Genetic Risks » – voilà un nom qui a de la gueule -, et a mis en avant le rôle joué par les gènes pour notre penchant – je nous mets tous dans le même panier hein- à la verte.

Pour essayer de t’expliquer ça clairement et rapidement, le génome – c’est-à-dire l’ensemble des gènes portés par les chromosomes d’une cellule – de plusieurs milliers de personnes, diagnostiquées comme dépendantes ou non au cannabis, a été analysé.
Cette analyse permet de voir si certains variants de gènes sont retrouvés plus fréquemment chez les personnes dépendantes que chez les autres. En gros, si tu fumes plus que de raison, un variant va être observé sur un ou plusieurs de tes gènes. Si on retrouve la même chose chez ton voisin, chez le voisin de ton voisin et qu’il s’avère qu’eux aussi aiment la défonce, il y a beaucoup de chances pour que ce gène soit porteur de ton addiction.

Bon, étant donné que ce genre d’analyse reste de l’observation, on ne peut pas vraiment en faire une généralité car certains variants peuvent n’avoir aucun lien avec ce que l’on recherche.

Cependant, la découverte de ce gène dans ton génome pourrait améliorer les procédures de diagnostic. Si tu es porteur du gène, cela voudrait dire que tu as plus de chances, voire même tu es quasi sur de ne pas y échapper, d’être dépendant à la Marie-Jeanne car CE SERAIT GENETIQUE – du coup ça te fait une bonne excuse pour justifier ta surconsommation.

Bon par contre, on peut pas toujours tout mettre sur le dos de la science. Les facteurs sociaux jouent aussi beaucoup et influencent bien entendu ta conso. Donc en fait, c’est donc aussi à toi de savoir gérer !

L’étude menée n’est pas définitive et on trouvera toujours des exceptions remettant en cause sa finalité. Toutefois, s’il s’avérait qu’elle était juste et que certains gènes expliqueraient la raison de l’addiction, cela permettrait d’identifier les populations les plus à risque plus facilement.

File chez ton doc, fais toi diagnostiquer en vitesse et tu tiendras peut être l’excuse du siècle « C’est pas de ma faute, c’est dans mes gènes. » Merci papa et maman !

 

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