Un C215 commandé par la Ville de Reims effacé par la brigade anti-tags

c215

Une œuvre de commande du street artiste C215 a été effacée par la brigade anti-tags de Reims

Quel est le comble pour une œuvre de commande publique ? Se faire virer comme une malpropre par la municipalité. Le street artiste originaire de Vitry-sur-Seine, Christian Guémy, aka C215, qui est connu et reconnu pour les portraits en pochoirs colorés ou non qu’il pose sur les murs, portes, et autres boîtes aux lettres et mobiliers urbains à travers le monde, s’était récemment vu commander des travaux par la ville de Reims. Cette dernière envisage effectivement de réaliser une exposition consacrée à l’artiste au printemps prochain, sorte de rétrospective rendant hommage à son œuvre.

Seulement, comme l’a indiqué l’attachée de presse de la mairie de Reims : « il y a eu un petit couac « . Et c’est le moins qu’on puisse dire, puisque la direction culture et celle qui est en charge des événements de la ville de Reims ont tout simplement zappé de prévenir la brigade anti-graffitis de la commune d’éviter d’effacer les œuvres du pochoiriste. Oui, tu as bien compris : l’une des œuvres de C215, peinte sur un transformateur non loin de l’hôtel de ville, qui avait bel et bien été commandée par la commune dans le cadre de sa future expo, a été effacée par la brigade anti-tags. C’est con, hein ?

L’auteur a confié à l’AFP son étonnement : « Là où j’ai été surpris, c’est qu’elle a été nettoyée par la ville alors qu’elle me l’a commandée« . L’artiste est censé revenir en mars pour poser d’autres pochoirs. On espère que, cette fois, les services de nettoyage auront été briefés. Nous, en tout cas, ça nous fait bien marrer. Cette boulette confirme une fois encore toute l’incompréhension des pouvoirs publics vis à vis des questions du sens et de la place de l’art urbain dans la culture.