2016 : Les 40 ans du Punk célébrés à Londres

punk

Le Punk est un quadra comme les autres

Bon les copains, on va pas se mentir, on l’avait senti venir un peu quand même, après les cartes de crédit Sex Pistols, l’exposition PUNK : Chaos to Couture au Metropolitan Museum de New York (où t’apprenait juste d’où venaient les trous dans les jeans à 500 balles que mettent les jeunes bourges aujourd’hui) et la non moins terrible exposition Europunk, ça sentait déjà pas très bon mais là, ça dépasse tout ce qu’on a pu imaginer niveau trahison.

sex pistols

Tiens toi bien : Londres se prépare à fêter en cette année 2016, les 40 ans du mouvement Punk. C’est à dire que le gouvernement britannique va, à travers sa représentation qu’est la Mairie de Londres, célébrer la naissance d’un mouvement né pour le contester. On marche vraiment sur la crête !

London is drowning, and I live by the river/Londres se noie et j’habite près de la rivière, voilà ce que chantait les Clash dans London Calling.

Tu vois le topo ? Et inutile de rappeler que les politiques n’ont pas tenu compte une seule seconde de la détresse des jeunes de l’époque, pas plus que ceux de notre ggggéneration comme dirait  Roger Daltrey ; Pas de boulot, pas d’avenir, pas de considération. Bref, It’s hypocrisy in the U.K. Même le Financial Times y va de son « Happy Birthday Punk» sur Twitter, c’est dire !

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Alors bon, certaines mauvaises langues me reprocheront de ne pas hurler avec les loups comme la bande à Jojo Strummer dans leur célèbre chanson citée plus haut.

Après tout pourquoi pas, peut-être que c’est bien de voir les quelques vieux groupes encore vivants profiter du phénomène pour se faire un petit cachet et relancer un peu les ventes de leur unique album. Ou bien pour admirer des instants de vie d’une jeunesse en souffrance au travers de photos « arti » qui feraient bien dans l’entrée au dessus de la console en merisier. Et sans oublier le passage obligatoire à la boutique souvenir : lâche du cash pour du Clash, on t’escroque the Casbah, on t’arnaque jusqu’au bout.

Non ce qui aurait été vraiment élégant de la part de la famille Royale, c’est qu’en souvenir du jour de 1977 où les Sex Pistols ont joué God Save The Queen illégalement à bord d’un bateau sur la Tamise devant Buckingham Palace pour perturber le jubilé d’argent (le bien-nommé) de la Reine Elisabeth II, c’est que sa Majesté vienne interpréter God Save The Punk sous la fenêtre de Johnny Rotten. Ça, ça ça aurait eu de la gueule !

Enfin je dis ça, je dis rien.