À la découverte de cinq futurs groupes anglais 2016

Groupes anglaisL’Angleterre, berceau de Elisabeth 2 et du fish’n’chips, a aussi vu naître le meilleur de la musique

Même si la France voit germer une excellente scène, le radar se tourne toujours Outre-Manche pour capter les grands noms en devenir. Cap plein Nord pour une plongée en perfide Albion à la recherche des groupes anglais émergents de demain.

April Towers – La relève des Pet Shop Boys.

Né en pleine émergence de la scène rap français et boys band, j’ai toujours regretté ne pas avoir connu ces années là ou le synthé et disco transformait mon père en un semblant de clone de John Travolta. Nous aussi affirmons notre droit à la fièvre du samedi soir grâce à April Towers.

Ce duo de Nottingham, sautillant du côté de LCD Soundsystem et Hot Chip vous sera bien utile pour faire de vos voyages en transports en commun un moment plus appréciable et dansant. On attend d’ores et déjà vos vidéos de chorégraphies endiablées.

Pretty Vicious – Les fils d’Arctic Monkeys.

La formule gagnante du rock’n’roll = voix de Alex Turner + hargne des frères Gallagher. Parmi la flopée de lycéens décidant de former un groupe et s’entraîner dans le garage en attendant l’heure de gloire en première partie d’une autre formation du coin, certains sortent heureusement du lot. Parmi les groupes anglais The Struts par exemple, mais surtout Pretty Vicious. Ces quatre ados du Pays de Galles ont bien digéré pour régurgiter le meilleur de la Brittania des années 90. Jouant à guichets fermés au Royaume-Uni et ayant déjà écumé les festivals les plus prestigieux (oui, être à peine majeur et avoir déjà foulé la scène au Glastonbury festival) le groupe pourrait faire escale en France.

Rétablissons les pogos, les shampooings à la bière, et embrassons ses chères têtes blondes enragées.

Oscar – Le crooner Morrissey.

Projetez-vous à la fin de l’été. Seul sur le sable, les yeux dans l’eau, le rêve était trop beau. Votre amoureux est parti et vous voilà mélancolique. Arrêtez tout de suite les cures post-rupture à base de Patrick Bruel ou de Roch Voisine, et écoutez Oscar. Ce crooner londonien de 22 ans donnerait presque envie de croire aux histoires d’amours tant sa musique est teintée de romantisme innocent.

Blossoms – La floraison psyché à la Temples.

Elevé dans la banlieue de Manchester, la musique se devait de couler dans leurs gênes. Ses 5 pétales anglais dans leur vingtaine ont décidé de remettre au goût du jour le psychédélisme, comme leurs confrères Temples. Ressortez les chemises à fleurs et répétez l’incantation après moi : Petits bourgeons anglais, espérons que vos belles fleurs viennent éclore chez nous.

Rat Boy – Le jeune Joe Strummer

Encore plus sale gosse que Only Real, encore plus marrant que tonton Jacky au repas de Noel 1995, Rat Boy rappe et rock plus vite que son ombre à seulement 18 ans. Ce parfait mélange de deux genres donne à voir un joyeux bordel, surtout quand il débarque en moto sur scène, photobomb un groupe de japonaises à Brighton ou encore invite tout le monde à son concert à condition de le demander gentiment.

Jouer aux branleurs dans les rues, acheter de la bière premier prix au supermarché du coin de la rue, et surtout s’éclater sans prise de tête avec ses potes, voilà le credo de Rat Boy. Avec lui, la musique redevient heureuse et simple et c’est pour ça qu’on l’aime.