Tempête de décibels au Weather Winter

weather winter festival

Weather Winter : chaleur hivernale et musique électronique

Le Weather Festival, c’est un peu le rendez-vous dominical des mélomanes et « technophiles » en tout genre. Du coup, impossible pour nous de le rater, vous pensez bien.
En version hiver, printemps, été ou automne, le Weather Festival sait comment faire grimper les décibels, même en hiver.
C’est ce week-end, au Paris Event Center, que l’on a pu une fois de plus, assister à ce festival sans langue de bois, et ce, du vendredi au dimanche, car la fatigue, on connait pas.

Plus de 20.000 personnes attendues pour cette édition hivernale, qui s’annonce déjà comme une véritable « tempête de neige ». Tout au long de la soirée vont se succéder des pointures dans le monde de la musique électronique tels que Marcel Dettmann, Jeff Mills, Oscar Mulero, Kenny Dope … mais également la scène montante française dont Mad Rey et le Taapion Soundsystem font partis. De la house à la techno, en passant par le disco ou la funk, c’est au Weather Festival qu’il fallait être ce week-end.

Vendredi 22h, début du marathon. C’est un Antigone plutôt en forme que l’on retrouve (il avait joué à la machine avec Zadig le 11 décembre rappelez-vous), dans la warehouse A, pris dans une techno absorbante et mélancolique.
A sa suite, l’indétrônable Jeff Mills, venu présenter sa compilation « The Universe by Night », afin de célébrer les 25 ans d’Axis Records, label fondé par le producteur américain à New York au début des années 1990. Un mapping et un DJ set à la hauteur de nos espérances, une techno renaissante, comme une histoire spirituelle, qui explore le monde, entre des sonorités venues du monde entier : de Chicago à Berlin, en passant évidemment par Détroit.
On retrouve un
Jeff Mills imperturbable, surplombé d’un écran géant, où défilent des formes géométriques futuristes aux lignes rouges, une nuée d’étoiles, qui absorbent avec facilité le public pris dans la spirale infernale de la galaxie. Perdus dans le temps, horloge oubliée, on a même du mal à aller se désaltérer tellement le visuel est prenant.

Avec la soirée de la veille, on a du mal à se dire que quelque chose de mieux pourrait se passer. Mais au vu du line up prévu, le Weather Festival s’annonce comme l’événement phare de cette année 2015.

Quatre scènes et une vingtaine d’artistes sur le qui-vive qui attendent que le feu vert soit lancé pour faire kiffer le public. Une file interminable se crée devant nous, des festivaliers un peu trop impatients, qui (nous) bousculent sous le bruit des basses retentissantes de plus en plus fortes.
Pour cette édition, le festival a mis les bouchées doubles, plus de scènes (les deux warehouse, les chapiteaux du Camion Bazar et Ofni), plus de foodtrucks (un camion à fondue, des hot-dogs, des burgers, ou encore des moules frites), des stands d’animations avec du chamboule-tout, de la pêche à la ligne, une ambiance « bon enfant », tout en musique.
Même si la saison est à l’hiver, à l’intérieur des halls, c’est toujours un véritable four (merci la condensation). Tout à fait normal quand le Taapion Soundsystem prend les rênes et démarre son set, un moment fort qui donne le ton de la soirée. Dans le hall B, c’est tout le gratin de la techno qui s’est enchaîné, tous plus bons les uns des autres, dans une continuité qui serait presque naturelle. On souligne toutefois le live (presque) parfait de Voices from the Lake, qui nous a tenu en haleine, nous, adorateurs nés de la House music. Et bien entendu Marcel Dettmann qui a joué un peu tôt mais qu’on pardonne car il devait se rendre à Manchester à 3h, Shifted qui ne nous a pas déçu avec son live percutant, et Oscar Mulero qui a fini sur une touche plutôt sucrée.

« De la bouffe et du son », telle est notre devise. Après avoir fait un tour du côté des foodtrucks (fondue oblige), nous voilà partis vers de nouveaux horizons. Et se frayer un chemin à travers cette population plus qu’excitée par les décibels n’est pas vraiment une partie de plaisir.
Mais quand la house résonne, rien n’attend. A peine arrivés dans la warehouse A que l’exaltation s’intensifie. Un live de Mad Rey toujours aussi saisissant, et on est d’autant plus fiers d’avoir un jeune français aussi doué.
Dj Steaw prend sa relève, lui qui n’a plus à rien à prouver à personne, et qui pour l’occasion, a joué des pépites acidulées, comme on les aime. Pour finir, Mr. Ties, Kenny Dope, et Lil’ Louis, valeurs sûres en matière de house, qui nous ont fait creuser le dancefloor toute la soirée.

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Jusqu’à 8h du matin, se sont succédés des lives et DJ sets d’une lignée toujours aussi infaillible. Une organisation qui n’a rien à envier à personne, bref, cette édition du Weather Festival a été une véritable réussite, comme on s’y attendait. Mais à notre avis, les docteurs vont être contents cette semaine, vu les tenues de certaines personnes, on sait dores et déjà qu’il va y avoir plus d’un certificat …

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