Un groupe néo-nazi révèle la géolocalisation de nombreux réfugiés !

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Un groupe néo-nazi publie une carte avec la localisation de nombreux réfugiés en Allemagne.

C’est bien connu, en temps de crise économique les individus ont tendance à adhérer à des idéologies politiques radicales. Ainsi, de plus en plus d’évènements récents expriment une montée de l’intolérance.
Malgré un passé violent qui nous a enseigné les effets pervers de telles idées, certaines de ces idéologies persistent et reviennent en Allemagne. Ce pays était celui qui accueillait le plus de réfugiés en Europe, en 2014, et selon certaines estimations, les demandeurs d’asile seront au nombre de 400 000, pour cette année 2015. Cette année a également été celle de l’émergence du groupe Pegida, qui signifie « Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident« . Ils auront été 8000 à manifester à Dresde en janvier dernier, Simple coïncidence ou corrélation ? En tout cas, le ministère de l’intérieur allemand a recensé 800 délits à caractère racial en 2014, soit 43% de plus qu’en 2013.

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Récemment, il y a eu controverse, une carte révélant la localisation de plusieurs demandeurs d’asile a été publiée par un groupe d’activistes allemands. Ces derniers seraient apparemment rattachés à celui de Troisième voie. On le sait car le compte qui a publié cette affreuse carte portait le nom de « The third way ». Pour vous donner une idée, si on devait situer ce groupe par rapport à ses idéologies, on pourrait le rapprocher de celles de l’extrême droite française.néo-nazi

Nous ne savons pas si c’est une personne isolée ou bien l’acte du groupe en question, tout est possible. C’est via le service My Maps de Google que la géolocalisation de nombreuses habitations de demandeurs d’asile, logeant en Allemagne ont été saisies. Nous ne savons pas combien de personnes ont été mentionnées, mais visiblement les personnes qui ont créées cette carte étaient extrêmement bien renseignées.
Le plus effroyable dans cette histoire reste l’intitulée de la carte « Kein Asylantenheim in meiner Nachbarshaft », que l’on peut traduire par « Pas de centre de réfugiés dans mon quartier ». Autre détail des plus graves, c’est que lorsque l’on cliquait sur l’un des repères rouges, toutes les informations sur la personne étaient données. C’est-à-dire que le nom, l’adresse et le numéro de téléphone de la personne étaient indiqués.Les informations étaient poussées, jusqu’à parfois indiquer le nombre de personnes réfugiées vivant dans le lieu en question.
Cette carte prônait des idées antirépublicaines, et a d’ailleurs été retiré de My Maps. N’oubliez jamais que la République est synonyme d’espace partagée et ne peut donc qu’être que l’affaire de tous.