Chronique d’un stagiaire rémunéré à la bière

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Chers lecteurs, calculons ensemble le nombre de bières que j’ai bu durant mon stage chez Open Minded.

A mon arrivée chez Open Minded, ma maître de stage m’a expliqué comment mon expérience « professionnelle » allait se dérouler en quelques points simples, concis et un peu effrayants. Ces derniers s’axaient autour de 3 règles fondamentales.

La première, plutôt banale mais parfois difficile à respecter consistait simplement à arriver à l’heure au bureau, soit 10 heures. La deuxième, concernait les sujets « tabous » à ne pas évoquer au bureau : j’avais entre autre la formelle interdiction de parler du style vestimentaire de notre community manager et de drogueles deux étant je pense, très liés. Enfin, la troisième était, quand je l’analyse avec un peu de recul, plutôt une sorte de commandement, une règle d’or made in Open Minded : « en général le vendredi on finit plus tôt, on va boire une bière dans le bar au coin de la rue ». Ces mots ont raisonné dans ma tête pendant plusieurs heures comme un geste saint que l’on m’offrirait une fois par semaine.

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Etant arrivé un lundi, l’attente était longue et parfois douloureuse. Plusieurs questions résonnaient dans ma tête « elle a dit UNE bière, donc cela veut dire que je ne peux pas en prendre deux ?.. » – vous remarquerez à quel point je peux être perspicace quand je m’y mets.

Et puis, après avoir rédigé plusieurs articles, m’être fait « troller » pour la première fois par une certaine « Salomé » qui estimait que j’écrivais mes articles avec des verrues sous les doigts – je connais ton nom, ton adresse, la prochaine fois c’est mes verrues dans ta gueule je me suis rendue compte qu’on y était : VEN-DRE-DI.

Bière

J’allais enfin découvrir ce fameux bar et boire cette fameuse bière fraîche, ma première à Paris. Je m’en rappelle comme si c’était hier, le « dézingueur de cul » – comme il aime se faire appeler au bureau – passe derrière moi – ne vous imaginez rien, mon boss n’est pas gay et moi non plus– et me sort son fameux « Bon allez tout le monde, on range tout et on va boire des coups».

Je n’en revenais pas, ma maître de stage avait dit vrai à une seule déviante prèstrès importante il avait parlé au pluriel – « des coups ».  Cela m’a permis d’avancer à pas de géant dans mon enquête : je pouvais commander non pas une seule mais « des » bières. Seule zone d’ombre à élucider : l’addition.

Nous voilà donc tous ensemble autour de la table, le bar est simple mais il fait son effet, je regarde les prix, c’est abordable. Nous étions quatre au début, puis au fût et à mesure, le reste du bureau est arrivé. C’est à partir de là que j’ai passé LE test définitif.bière

Assis au milieu, je devais répondre à toutes les questions qui leurs passaient par la tête « pourquoi tu fais ton stage chez Open Minded », « t’écoutes quoi comme musique ? » « Qu’est-ce que tu penses du style de notre CM » – c’était un piège, heureusement, j’étais bien entraîné, merci Anne Sophie – « Tu te drogues ?» – deuxième piège, je suis resté très évasif – « T’as une copine ? ».

Bref, une sorte de speed dating spécial stage. Après 3 pintes, tout le monde se décide à partir, et c’est à ce moment-là que j’ai pu définitivement en découdre avec mon enquête version Louis la brocante. Alors que je me redirigeais vers le bar pour payer, le barman – détenteur officiel du titre de personne la plus gentille que le monde connaisse – me dit « laisse, c’est noté sur l’ardoise ».

Je pensais avoir trouvé mon paradis, chaque semaine pendant 3 mois soit 12 vendredis – quand je vous dis que je suis perspicace – j’aurais la chance de boire gratuitement. Seulement, ce que je ne savais pas, c’est que ce paradis serait beaucoup plus accessible, avec un peu de volonté – c’est un blog de narvalos après tout.

C’est après plusieurs semaines que je me suis rendu compte du nombre de possibilités qui s’offrait à moi pour que je puisse m’abreuver sans sortir un sous de ma poche.

La première étant face à moi depuis le début : le frigo.

BIERER FRIGO

Il me fallut plusieurs jours avant de m’y aventurer, mais, une fois la porte ouverte, il était devenu mon meilleur ami. En effet, il ne contenait rien d’autre que des bières fraîches disponibles à toutes heures de la journée. Ça complique nos calculs, je sais.

J’ai très peu utilisé la dernière ressource – ça se compte sur les doigts de la main, sans les verrues – mais les rares fois où c’était le cas, le bilan s’alourdissait grandement. En effet, au cas où vous ne le saviez pas – claque de verrue sur vous –  Open Minded organise aussi des événements et se rendre aux soirées était préférable du moins au début, pour s’intégrer. Du coup, étant stagiaire, je bénéficiais de quelques traitement de faveur de la part des boites dans lesquels ils organisaient leurs soirées, et donc, par extension, de bières.

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Sortez un papier et un stylo, c’est l’heure des calculsle premier qui dit que je suis alcoolique reçoit le pue de mes verrues dans la bouche.

Entre 1 et 3 bières du frigo par jour + en moyenne 3 chaque vendredi + 7 deux fois par semaines, tout ça multiplié par le nombre de jours passés chez Open Minded (5 x 12) à quoi on ajoute les pots de départ et/ou anniversaire en semaine : 5 bières Vous enlevez 50 cl au total – pour faire chier*

Résultat ?

J’en sais rien, je vais boire une bière.

*En revanche, concernant mon pot de départ je ne sais pas combien de bières ils vont m’obliger à boire ! RIP mon foie !