Le Salvador n’est pas la meilleure destination pour cet été

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Le Salvador, une zone de guerre

Le mois de juin a battu un triste record au Salvador qui comptabilise l’effroyable chiffre de 677 meurtres. C’est le plus de décès qu’est connu le pays en un seul mois depuis sa ravageuse guerre civile de 12 ans. En même temps, ce n’est pas comme si le mois de mai n’avait pas été violent avec 641 meurtres au compteur affirme Miguel Fortin Magana, directeur de l’Institut Médical du pays.
Sur une vision à plus long-terme, on remarque une impressionnante recrudescence des meurtres avec 2 965 assassinats sur les six premiers mois de cette année comparée à 1 840 sur la même période, l’année dernière.
La brutalité et la férocité des gangs s’est intensifiée dernièrement, se confrontant encore plus à la police et à l’armée, mais aussi entre les gangs eux-mêmes.

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Une trêve d’un an entre ces différents groupes criminels aurait apaisé les tueries faisant chuter le taux de criminalité à six morts par jour (ce qui n’est pas rien!)

Pour le mois de juin passé, le taux se serait envolé à une moyenne de 22,6 morts chaque jour.
La guerre civile qui avait fait rage dans le pays s’était terminée en 1992, résultant d’une estimation de 76 mille morts et une douzaine de milliers de disparus.
La police locale blâmerait la dégradation de la sécurité à cause de l’arrêt de trêve qui avait été organisée entre les gangs et le gouvernement en 2013.

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Pendant que le taux d’homicides plongeait, certains critiques pensent que les gangs ont eu le temps de se renforcer en s’entraînant et en acquérant une artillerie plus lourde que dans le passé.
Les chefs de gangs emprisonnés auraient apparemment bougé des prisons à sécurité maximale pour être dans des infrastructures plus négligentes, ce qui leur permettait de gérer leurs opérations à distance.

En janvier dernier, le président depuis six mois Salvador Sanchez Ceren a publiquement rejeté la trêve en lançant une grande attaque sur les gangs et en remettant leurs chefs prisonniers dans des cellules à sécurité maximum.

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Le changement dans les rues reste qu’elles sont maintenant contrôlées par de plus jeunes, mieux armés qui sont de vraies têtes brûlées, prêts à tout pour en découdre avec les forces de l’ordre.