Le  » darknet  » va te rendre riche (puis t’envoyer en prison)

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Non, le Darknet n’est pas infaillible

Nous naviguons chaque jour sur Internet à la recherche des meilleurs bons plans, de nouveaux sons ou de la dernière actualité concernant la romance qu’entretiendrait secrètement Miley Cyrus avec sa truie.  Nous pensons tout connaître de la toile : du dernier site à parcourir pour faire passer le temps, au teaser exclusif du prochain film de notre réalisateur préféré. Et bien, sachez que c’est complètement faux.

A l’image d’un iceberg, nous n’avons réellement accès qu’à une infime partie d’Internet, la partie visible, licite. Le reste étant en profondeur, il est pour les utilisateurs « lambda » difficile à atteindre mais promet à ceux qui s’y aventurent des enjeux nettement plus intéressants. A titre informatif, il vous est conseillé de cacher votre caméra lorsque vous naviguez sur cet Internet caché, car certains s’amusent à vous regarder – ça nous rappelle quelque chose

De son nom « Darknet » ou « Deepweb« , il est en fait une collection de pages dîtes « non-indexées« , c’est à dire introuvable sur tous les moteurs de recherche qui résident sur le web et que nous utilisons chaque jour –dieu Google je suis déçue. Hébergés dans les services cachés « Tor » – il existe aussi Freenet, i2p–  un site de l’Internet profond est reconnaissable à son URL qui termine généralement par « .Oignon » – ils ont de l’humour.

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Utilisé à la base par une partie des politiques pour l’anonymat qu’il garantit, le Deepweb a rapidement conquis les geeks obsédés par leur liberté et vie privée en ligne, mais pas que.

En effet, quoi de plus alléchant pour un hacker que de pouvoir agir anonymement sur ce que nous avons de plus vaste et rapide à ce jour : Internet. Ainsi, le Darknet est vite devenu le lieu où se rendre si l’on cherche à acheter anonymement de la drogue tout droit venue de Colombie, à revendre ses dernières cartes bancaires volées ou simplement des billets falsifiés.

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C’est d’ailleurs l’idée –excellente– qu’ont eu 3 Français : vendre à prix cassé des faux billets qu’ils imprimaient en Thaïlande. Âgés de 28 à 32 ans, ces hackers « made in France » avaient réussi grâce à plusieurs tutoriels, des répliques d’hologrammes de sécurité et des imprimantes banales à créer des faux billets de 50 euros « de qualité moyenne ».

Revendus sur leur site internet « onionguy shop » contre des Bitcoins –monnaie virtuelle non traçable, anonyme et très aléatoire–  pour environ 16 euros, les Français n’avaient ensuite qu’à envoyer les billets de la façon la plus discrète qu’il soit : entre les pages de magazine manga et sous une fausse identité.

Mais si le Deepweb est sans aucun doute plus sûr que l’Internet lambda, pour les criminels, il n’en est pas moins infaillible. Ainsi, après l’interception en février dernier d’une trentaine de colis contenant chacun entre 10 et 20 billets, les 3 webmousquetairescet humour est contagieux – se sont retrouvés dernière les barreaux dans l’attente de leur jugement.  Dans cette lignée, les autorités françaises ont interpellé 14 personnes, toutes susceptibles d’avoir acheté des faux billets sur leur site à l’oignon.

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Estimée à 11 millions de pertes annuelles, les Français seraient les premiers en matière de saisie de faux billets, loin devant l’Italie – qui est majoritairement productrice.

Alors, on ne sait pas pour vous, mais chez Open Minded, le haut de l’iceberg nous convient tout à fait! Et puis pas sur que les hackers aient envie de voir comment ça se passe VRAIMENT dans nos bureaux !

 

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