Attention aux photos de street-art que tu postes sur Instagram.


street art instagram

Du street-art posté sur Instagram et c’est l’arrestation !

Bien que le street art devienne de plus en plus populaire et accepté voire même loué par les grands de ce monde, les arrestations liées à celui-ci existent encore – plus pour faire chier le monde que pour respecter la loi, n’ayons pas peur de le dire.

En effet, beaucoup de gens sans aucune fibre artistique ont encore du mal avec la destruction des murs publics ou encore avec les écrits/graffitis apposés sur les murs de leur ville.

Pourtant, l’histoire qui va suivre ne parle pas d’un street-artist pris en flagrant délit mais d’une fidèle utilisatrice d’Instagram passionnée de street art et légèrement remontée contre la police au vue du contexte actuel nourri par les violences des forces de l’ordre aux quatre coins du monde, au Canada comme ailleurs.

instagram street art

Jennifer Pawluck a été arrêtée à Montréal parce qu’elle a osé posté une photo d’une oeuvre de street-art anti-police sur son compte. Non seulement, ce n’est pas une blague mais elle a, en plus, été déclarée coupable d’avoir voulu garder un souvenir des graffitis de quelqu’un d’autre – un anonyme- et écope d’une peine de 100 jours de travaux communautaires. Bon.

Bien évidemment, cette histoire a fait polémique et certains soutiennent que Jennifer Pawluck n’a pas été sanctionné pour avoir posté la photo mais pour avoir ajouté les hashtags “All Cops Are Bastards » and « One Cop, One Bullet » en dessous. Traduction : « Tous les flics sont des batards » et « Un flic, une balle. » Bon.

street art instagram d

L’oeuvre en question représente un homme qui saigne d’une blessure par balle sur le front qui n’est autre que Ian Lefrenièreun commandant du Service de police de la ville de Montréal, atteint d’une balle à la tête donc.  Jennifer a bien essayé de se justifier au cours de son procès en disant ne pas savoir qui était ce monsieur mais c’est marqué juste à gauche de l’oeuvre. Il faudrait pas non plus prendre le juge pour un con, non ?

Pour autant, une question se pose alors : si ça n’avait pas été un post anti-police, Jennifer aurait-elle subi le même sort ? Bien sûr que non et c’est l’éternel débat sur la liberté d’expression qui s’ouvre encore…