Les filles boivent plus que les garçons

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D’après une étude hautement sophistiquée, les filles sont championnes de beuverie.

L’Inpes – l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé– s’ennuyait en ce mois de mars. Scientifiques, chercheurs et autres spécialistes de la santé se sont donc concertés : « si on faisait une énième étude sur l’alcool chez les jeunes ? On a peut-être loupé quelque choses lors des 582 précédentes ! » 

Tous en coeur donc, ils se sont penchés sur les données chiffrées dont l’Etat regorge et ils en sont arrivés à une conclusion incroyable : les filles boivent plus que les garçons.

«La consommation d’alcool est particulièrement préoccupante chez les jeunes et notamment les jeunes filles» explique François Bourdillon, le directeur général de l’Inpes. Il ajoute que la quête de l’ivresse «est véritablement marquée dans les jeunes générations».

drunk filles

Les chiffres ont parlé : en dix ans, la tranche des jeunes 18-25 ans qui ont pris au moins une cuite dans l’année est passée de 33 % à 46 % et ceux qui ont subi l’enfer de la gueule de bois au moins trois fois par an a pratiquement doublé ( de 15 % à 29%.)

Cette étude nous apprend que cette passion nouvelle des jeunes pour la beuverie proviendrait surtout d’un nouveau phénomène né en Angleterre, le binge-drinking, qui consiste à boire de l’alcool en masse et très vite.

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Ce nouveau « jeu » alcoolisé rencontre un succès fou chez les 15-24 ans et notamment chez les filles, donc, ivres d’ivresse. En dix ans, le nombre de jeunes filles qui ont connu l’ivresse au moins une fois dans l’année a plus que triplé – de 8% à 28 %.

binge drinking filles

Bon, certainement que ces données auraient été beaucoup plus significatives si on les avait analysés sur un mois et non un an mais laissons les scientifiques sur leurs nuages et laissons les se conforter dans l’idée que les jeunes ne s’autorisent une bonne rasade d’alcool que quelques fois dans l’année. (Clairement, l’étude aurait été basée sur les

Pour autant, rendons à César ce qui est à César, l’étude montre que les cuites répétées (au moins 10 par an) sont cinq fois plus importantes chez les étudiantes en 2014 qu’en 2005.

Cette étude débarque en plein examen du nouveau projet de loi santé à l’Assemblée Nationale. Parmi les mesures proposées, un an d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende pour « l’incitation d’un mineur à une consommation excessive d’alcool ».

On ne vous le dira donc jamais assez : l’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Pas plus d’un verre. A la fois.