Le premier bar à putes ouvre ses portes à Paris?

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Des cocktails… et des prostituées ?

Les gérants de bar de la capitale – encore plus qu’ailleurs- redoublent d’inventivité pour trouver un concept original qui fera venir le plus grand monde dans leur établissement. C’est pourtant avec une idée vieille comme le monde que Julien Macraux débarque sur ce marché très prisé : il y a une semaine, il aurait ouvert le premier bar à putes de Paris.

Je vous entends d’ici avec vos formules féministes préconçues mais n’ayons pas peur des mots – un bar où l’on peut siroter un cocktail tout en choisissant la créature de rêve qui va venir vous faire une gâterie dans l’arrière-salle moyennant salaire, c’est un bar à putes, à prostituées, à péripatéticiennes, à filles de joie – on paraphrase autour du pot.

Situé au 29 rue de la pompe, le bar de Julien Macraux baptisé Le Boudoir est un lieu très convivial et chaleureux : fauteuils en cuir, canapé Chesterfield, poutres apparentes, lumière tamisée et Scotch à volonté– une ambiance résolument dandy dans un endroit cosy à souhait qui cache un grand secret : les serveuses ne le sont pas vraiment.

Chez Open Minded, on a tout de suite été intrigué par ce concept décalé, empli de mystère et de tapinage haut de gamme. On a mené l’enquête.

A la François Damiens mais sans humour et sans caméra cachée, c’est d’un pas bien décidé que nous passons la porte du boudoir avec mon collègue Sam. Qu’on se le dise, on avait imaginé une toute autre ambiance, plutôt froufrous et perruques colorées, collants résilles et décolleté sur-plongeant avec Michou tout sourire encadré au mur et Mon truc en plumes en fond sonore….On s’est bien trompés.

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Installés dans un mini salon, une serveuse nous apporte les cartes – je pense qu’elle nous prend pour un couple libertin qui vient s’octroyer sa fantaisie de la semaine.

Je survole la carte -sobre et élégante – et je réprime un fou rire quand je lis les différentes formules : pour 49.90 euros, c’est la formule « Prélude » avec un cocktail au rhum et gingembre – aphrodisiaque, of course et une sucette surprise. J’ai le réflexe honteux de penser que c’est pas cher payé mais je ne dis rien.

On passe au niveau supérieur, pour 99.90 euros, le bar propose la formule  » Plat Principal » avec un cocktail au choix et une initiation au plaisir. Cette fois-ci, j’ose trouver le prix raisonnable mais j’ai toujours honte de le penser.

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Enfin, la formule toute trouvée pour Sam et moi – semble-t-il : La « Duo », 199 euros pour deux coupes de champagnes et une rencontre en trio.

Vous avez compris le système, s’en suivent les formules Trio et Quatuor à 100 euros de plus pour chaque nouvelle recrue – l’histoire ne dit pas encore si la formule  » Plus on est de fous, plus on rit » va voir le jour mais le gérant reste confiant :  » on a déjà eu pas mal de demande mais nous ne sommes ouverts que depuis une semaine donc pas de précipitation ! »

La vraie plus value de ce bar – outre l’extrême confort tellement différent de la banquette arrière de ta Clio- c’est que pour chaque formule, tu choisis avec quelle serveuse/prostituée tu veux faire ton affaire.

Bien sûr, elles ne s’alignent pas devant toi, regard aguicheur et moue qui en dit long, non, c’est à toi de parcourir le bar l’air de rien et la tête haute pour choisir celle qui comblera tes envies.

Je laisse mon collègue choisir, il est déjà tombé amoureux 5 fois depuis qu’on s’est installé. Son choix s’arrête sur une jolie brune qui l’embarque discrètement derrière un rideau noir presque invisible qui cache une énorme porte en bois, pour mettre au point la formule Prélude.

Avant qu’ils commencent leur business, j’ai le droit de visiter la pièce de tous les désirs. Des canapés, des barres de pole dance et des tables en verre, je savais que le kitsch reprendrait le dessus et  j’imagine tout ce qu’il a bien pu se passer ici, entre partie de baise endiablée et gêne incommensurable.

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Quinze minutes après, Sam ressort tout sourire :  » elle est définitivement pas serveuse, celle-là », me dit-il en rigolant, très content de la prestation. A peine deux minutes plus tard, la jolie fille de joie ressort, plateau à la main, prête à retourner « travailler ».

Il est 19 heures, le bar de Julien Macraux est plein à craquer – quoi mieux qu’une petite gâterie comme after-work ? J’en profite pour demander au gérant s’il n’a pas de scrupules à tenir un établissement de ce genre. Dans la plus grande confidence, il me répond qu’il  » sauve la vie de ces jeunes filles, toutes recrutées sur le trottoir » – testées et approuvées par ses soins « pour ne pas tromper les clients sur la marchandise. » 

Je reste bouche-bée un moment, il me regarde avec son sourire narquois, je me demande s’il plaisante ou s’il veut m’embaucher. Sam me rejoint, le sourire aux lèvres, il est encore en plein rêve. Je m’incline devant tant d’engouement et les négociations commencent….

Nous avons interdiction de prendre les demoiselles en photos mais grâce au bagou légendaire de Sam, on vous propose de gagner une formule Prélude pour vivre une expérience hors du commun – paraît-il . Le tout est de rester discret, vous l’aurez compris.

Pour jouer, c’est simple, envoyer NOM + PRENOM avec Le Boudoir en objet du mail à l’adresse jeu@opnminded.com ! Bonne chance.

(La concierge est dans l’escalier. Open Minded reste un blog de distraction et non de politique. Les articles de la concierge sont des vastes rumeurs, blagues, et actualités décalées, à ne pas prendre au pied de la lettre.)