La maudite friendzone que nous connaissons tous

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Ou comment je me suis retrouvée dans la friendzone synonyme de débauche

La friendzone, on s’est déjà tous retrouvé dedans au moins une fois dans notre vie. C’est horrible de l’admettre mais on a tous été victime un jour de la légendaire maxime « on reste amis ? » avec cette irrépressible envie de crier « NON, JE T’AIME » mais de se retenir de toute ses forces pour pas perdre l’amour de notre vie et notre dignité le même jour.

En général, il y a deux cas de figure : soit tu meurs d’amour pour l’un/l’une de tes potes et ce n’est pas faisable de son point de vue, soit une potentielle target anéantit tous tes efforts avant même que tu déclares ta flamme en te proposant l’amitié comme seul réconfort. Deux cas de figures où tu te retrouves à nager dans la friendzone, condamner à rester l’éternel bon/bonne pote, sans plus si affinités.

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Du haut de mes 20 ans, j’ai déjà vécu cette terrible expérience… et puisque l’heure est à la dédramatisation, je vais vous raconter ma terrible histoire qui ressemble forcément à la votre.

Je trouvais pourtant que ça commençait bien. Il répondait à (la plupart de) mes textos, il me proposait d’aller boire un verre de temps en temps et il riait même à mes blagues (alors que me amis avaient cessé de faire semblant depuis bien longtemps). Il semblait savoir ce qu’il voulait et je trouvais ça plutôt sympa. Sauf qu’au bout de trois semaines, 6 cafés, 8 bières et 2 dîners, je me suis dis que c’était peut être à moi de me lancer. Me lancer ? Tomber par terre plutôt, me faire écraser la face devrais-je dire, c’est comme un gros camion que tu te prends dans la gueule « tu préfères pas qu’on reste amis ? C’est tellement sympa comme ça ». Bah oui quoi, tellement sympa d’avoir une pote meuf qui portent ses couilles comme un mec et qui fait des blagues aussi nulles que les siennes. Tellement sympa de te voir traîner à mes pieds en jouissant du fait d’en avoir rien à foutre, tellement sympa. Alors je me mets à ressasser tout ce que j’ai pu merder. Bon ok, j’ai réussi à soutirer une belle liste de mes erreurs mais je pensais qu’il aimait le naturel moi, putain mais où sont les mecs qui aiment le naturel?

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Alors voilà comment, toute seule, je me suis mise dans la friendzone, comment j’ai cru perdre ma dignité et comment je l’ai lâchement abandonnée :

Je lui ai parlé de ses ex et lui ai dit de reprendre contact avec si il regrettait, je lui ai donné des conseils de meufs que même des meufs entre elles ne se donneraient pas, je lui ai parlé de sa famille et ai fait la psychologue familiale, je l’ai complimenté sur sa façon de s’habiller et ai continuer à porter 4 fois par semaine la même tenue confortable. Comme si ça ne suffisait pas, je lui ai parlé de mes relations sexuelles à pleurer et j’ai fini par lui avouer des trucs que je pensais mignon. Mais qui parle de son enfance à sa target ? Et entre nous, qui trouve mignonnes les histoires ridicules d’une enfance à pleurer ?

Bref, le mec m’a tranquillement casée dans sa friendzone, la bonne pote avec qui tu peux parler mais avec qui t’as absolument pas envie de coucher. T’as pas envie de coucher avec elle parce qu’elle te rappelle ta mère en fait, ou ta sœur, ou pire ton meilleur pote gay, du coup tu te dis que c’est pas une nana simple, c’est le genre de nana qui a besoin ou envie de se caser sur du long terme. Alors là, il s’est mis à flipper et il m’a rangée, tranquillement dans cette friendzone à gerber qui en réalité n’existe plus une fois qu’elle est nommée.

La friendzone une fois que tu l’as nommée, c’est l’enfer, et pour en sortir c’est le calvaire. Pour mon cas j’ai choisi l’option : « je drague ton meilleur pote et j’attend de voir ta réaction ». Il m’a laissé et il m’a aidé, je me suis dis que j’étais foutue. J’ai pas jouée l’originale non, je suis sortie et j’ai pas mal bu, ça m’a coûté quelques coups et m’a fait passer une bonne soirée : merci pour ce moment.

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Sachez donc que la friendzone est une illusion, une métaphore du « ah bah non, maintenant qu’on en parle, va falloir tout arrêter », en somme une zone propice à la débauche qu’on vous conseille d’éviter mais qui vous tombera dessus, à moins de vous mettre à poil dès le premier soir et de s’auto-classer dans la zone sex-friend.

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