SweatShop Dead Cheap Fashion, des bloggeurs mode travaillent à l’usine

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SweatShop Dead Cheap Fashion, l’hypocrisie à l’occidentale

Made in Turkey, Made in Bangladesh, Made in Vietnam, Made in China, Made in Cambodia… La liste est longue et les exemples remplissent nos armoires. Nous sommes nous seulement déjà posés la question des conditions de fabrique de nos vêtements ? Si l’effondrement de l’atelier textile de Rana Plaza Dacca au Bangladesh (qui a fait plus de 1 300 morts) avait fait écho et avait poussé à réfléchir sur l’éthique de nos achats, il semblerait que nous oublions vite.

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Selfies postés sur Instagram, blogs modes, hashtags outfit of the day, #todayimwearing, conférences de presse, défilés… C’était le quotidien de Frida, Ludvig et Anniken, trois bloggeurs modes norvégiens. Aftenposten, télévision norvégienne leur a proposé de participer à une téléréalité d’un genre particulier. Une sorte de « vis ma vie » poussé à l’extrême. Sans savoir où ils atterriraient, les 3 bloggeurs ont pris l’avion et ont embarqués pour l’aéroport de Phnom-Penh, capitale du Cambodge en Asie du Sud. Le documentaire retrace donc leur arrivée et leur mission pour le mois. Frida, Ludvig et Anniken se sont mis à la place des ouvriers d’une usine textile de la capitale, ont vécu à leur rythme et ont découvert leur quotidien. Des horaires acharnés, un salaire misérable, le manque de confort, la pauvreté, le manque de nourriture, l’âge des enfants travaillant… Tant d’aberrations dont ils n’ont pris conscience qu’une fois sur place, à leur place. Le documentaire est intitulé « SweatShop Dead Cheap Fashion » et est divisé en plusieurs épisodes regroupés ici.  On y voit les bloggeurs fatigués, réagir à la difficulté du travail demandé, questionner les enfants, les travailleurs et comprendre leurs modes de vies. On les voit pleurer et n’en plus pouvoir : « What kind of life is this ? »

L’objectif est donc réussi : faire prendre conscience d’une réalité sur laquelle nous fermons les yeux trop souvent, faire réagir les acteurs du secteur de l’industrie textile et les acheteurs, nous.

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C’est bien beau, mais on ne peut pas s’empêcher de se demander dans quelles poches ira l’argent généré par ce reportage ? Hypocrisie à l’occidentale vous dites ? On est d’accord.

Alors quand vous faites le bilan de vos soldes, vous lisez quoi sur vos étiquettes ?

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