Une jeune nazie dans les pages du magazine Elle

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Elle est blonde, elle est jolie… mais elle est néo-nazie.

Stupeurs et tremblements dans la presse féminine en cette rentrée 2015 : une jeune néo-nazie se retrouve en pleine page du magazine Elle.

Dans le cadre d‘un reportage sur ces jeunes ukrainiennes engagées aux côtés des troupes de Kiev après la révolution, le magazine tire le portrait d’une d’entre elle : Svelta, 19 ans – selon la légende de la photo.

En apparence, une jeune fille blonde au joli petit minois, timide et réservée, qui essaye de s’en sortir dans un pays dévasté par la guerre. Pourtant, la jeune et jolie guerrière en herbe n’est pas celle qui est décrit dans le reportage : elle est néo-nazie.

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De son vrai nom Vita Zaverukha, la jeune ukrainienne à la gueule d’ange est une inconditionnelle d’Hitler et fait régulièrement l’apologie du nazisme sur le réseau social VK, l’équivalent russe de notre cher et tendre Facebook.

Sur sa page, elle porte fièrement et pleine de joie un débardeur avec une croix gammée, on la voit aussi lever la main comme une nazie de la première heure… et Vita ne s’arrête pas là :  elle est aussi pleine de convictions radicales et ne lésine pas sur les appels à la haine. Sur une photo disponible sur son profil, on découvre qu’elle aimerait vraiment brûler le Parlement Ukrainien. 

Les internautes n’ont rien raté de cette histoire entre nazisme et presse française – ils s’en sont donnés à coeur joie pour créer la polémique sur les réseaux sociaux et le magazine Elle a présenté ses excuses dans un communiqué de presse : “Lors du reportage, la jeune femme incriminée, combattante du Bataillon Aidar, rencontrée le 2 octobre dernier, sur la ligne de front près de la ville de Lougansk, aucun élément, aucun signe extérieur distinctif, aucune parole dans l’interview, ne laissait comprendre ce jour-là que cette jeune femme était néo-nazie.”

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Bien sûr, on croit avec toute notre ferveur que les deux journalistes n’étaient pas au courant des idéologies nazies de Vita Zaverukha… mais une question signe et persiste sur les lèvres de tous les médias français : pourquoi n’ont-elles pas vérifié les antécédents de la jeune fille – au moins son vrai prénom ?

A l’heure d’Internet, de Facebook, de Twitter et de tous ces réseaux sociaux qui livrent des données cruciales sur nos vies, il est -très- facile d’accéder aux informations les plus basiques sur n’importe qui dans le monde, même en Ukraine.

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Je veux dire, qui n’a jamais stalké grâce à Facebook? QUI ?

Bon, c’est ma spécialité dans la vie – personne ne me résiste et je peux comprendre que ce ne soit pas une passion pour tout le monde…mais pour des journalistes, la vérification des sources, c’est primordial, n’est-ce pas ? 

croix gammee

 

 

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