L’hiver et sa passion dégueulasse… pour les UGG.

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uggs

Les Uggs, ça tient chaud… mais mon dieu que c’est moche.

Ah l’hiver…Personne n’aime l’hiver pour autre chose que Noël et les raclettes au coin du feu. A Paris, on ne peut pas sortir sans – au moins- deux couches de pull et le combo écharpe/bonnet/gant et encore là, toutes nos phrases sont ponctuées de  » Il fait FROID »  à la limite du désespoir.

Difficile d’avoir du style quand on ne peut laisser sortir un infime bout de peau sous peine de mort instantanée et Dieu sait que je n’en rajoute qu’un tout petit peu – parce que je suis du Sud. Là – bas, on meurt de froid l’hiver mais tout reste envisageable.

Alors, parfois dans ma grande bonté, je me surprends à comprendre ces filles qui en dépit de tout style privilégie le confort et la chaleur en portant.. des Uggs. Si vous ne savez pas ce que c’est, vous êtes sauvés, vous n’avez pas encore été pervertis par ces « bottes » en peau de mouton double face, sans aucune forme ni tenue.

Je pourrais aussi vous dire ô combien elles sont confortables et agréables à porter –  à 200 euros la paire basique, heureusement- mais ma bonté a des limites : les Uggs restent les chaussures les plus horribles du marché… qu’on croise par centaine dès que le thermomètre chute dans les tréfonds du climat.

Pourtant, les Ugg sont loin d’être destinée au monde impitoyable de la mode, à la base. Ces bottes en peau de mouton intégrale sont l’oeuvre  d’ un surfeur australien qui les enfile après ces séances de surf dans les eaux froides d’Australie. Peu importe l’esthétisme – et ces pauvres moutons qui n’ont rien demandé- tant qu’elles gardent ses pieds au chaud.

uggs are ugly

 

Et puis un autre surfeur australien – certainement en quête de gloire et de monnaie- a commencé à les commercialiser à New-York et en Californie et on imagine qu’une bloggueuse a eu le coup de coeur et BIM, invasion de Ugg dans toutes les capitales du monde à chaque saison de grand froid.

Les Parisiennes s’en donnent à coeur joie – « moi, l’hiver, je ne peux décemment pas vivre sans mes UGG, c’est impensable »– et celles qui n’ont pas les moyen de claquer 200 euros dans une paire de chaussures-chaussons immondes, se retrouvent à Belleville entrain d’écumer les magasins de chinoises pour en trouver des contrefaites à 13.90 euros.

Deux mois plus tard, elles n’ont toujours pas plus chaud aux pieds – la peau de mouton à Belleville, c’est en option- et elles manquent de perdre leurs chevilles à chaque pas qu’elles font.

Et, nous – irrésistibles gauloises qui disons NON à cette passion dégueulasse pour les UGG, on persévère à porter nos Stan Smith même par -8 degrés au soleil.

Puis, au détour d’une rue du Marais – of course- on croise un mec, puis deux , avec ds Ugg aux pieds. Là, on se dit qu’on a décidément toucher le fond si même les ambassadeurs du bon gout succombent à cette tendance… comme des moutons.

ugg prince