La décadence : de l’icône de mode à la bimbo.

bimbo

Que quelqu’un nous enlève la bimbo Nabilla.

Comme il est loin le temps où la grâce et la beauté régnaient en maître dans la tête des femmes, dans le coeur des hommes et sur les couvertures des magazines.

Tellement loin qu’on en finirait par chérir l’émission poussiéreuse des Miss France – avec Jean Pierre Foucault depuis toujours- parce que les candidates sont partiellement écervelées mais elles sont jolies, apprêtées et loin, très loin de la vulgarité qui a définitivement conquis la France et le monde entier, laissant les Grace Kelly et Marilyn Monroe au rang d’icônes déchues.

Dieu soit loué, elles ne sont plus là pour voir leurs remplaçantes, leurs héritières de la Honte, ces bimbos sponsorisées par le botox et le silicone, par les robes trop courtes, les talons trop hauts, maquillées comme des camions volés pour mieux régner.

Elles passent leur temps à montrer leur cul à qui veut bien le voir sans même prétendre qu’elles s’essayent à l’Art : elles se déshabillent, elles se ridiculisent pour faire vendre, pour faire parler et pour rester dans l’Histoire où elles prennent désormais toute la place.

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Dans les années 50 et 60, les hommes et les femmes du monde entier se pâmaient devant Grace Kelly, la grâce incarnée. Elle fait rêver par sa carrière à Hollywood et son titre de princesse de Monaco, les femmes rêvent de lui ressembler, les hommes rêvent de l’embrasser : tout le monde est d’accord pour dire qu’elle allie beauté et style à la perfection et la voilà rentrer dans la légende, gagnant le titre prestigieux d’icône de mode.

Aujourd’hui, l’icône de mode fait toujours rêver, mais seulement les initiés, les nostalgiques, les amoureux des belles choses.

Kate Moss, Naomi Campbell, Cara Delevingne font perdurer l’héritage que les Marylin, Audrey Hepburn, Brigitte Bardot – pour ne citer qu’elles- leur ont laissé en couverture de Vogue mais elles sont rattrapées très vite par ces bimbos qui pullulent sur la toile, qui se prostituent derrière nos écrans et qui sont prêtes à tout pour faire le buzz.

La reine du genre, c’est Nabilla. J’ai mal quand je la regarde, quand je l’entends et personne ne me fera croire qu’elle n’est pas aussi conne qu’elle y parait. Elle est la bimbo par excellence avec ses seins en ballons de baudruches et ses faux ongles beaucoup trop faux.

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Elle respire la vulgarité, l’ignorance, la connerie et, bien sûr, on l’a vu à poil en couverture d’Entrevue comme toutes les autres filles qui ont fait de la télé-réalité.

Elle a suivi le chemin du succès que Loana a tracé pour elle, celui du buzz qui te dévoile à la France entière et tous les moyens sont bons. Loana s’est foutu à poil en un quart de seconde sur la couverture d’Entrevue, passage obligé pour les bimbos en quête de gloire, comme une promotion canapé médiatique.

Avant ça, pour se faire un nom, Loana a couché avec son mec dans la piscine de Loft Story devant toutes les caméras. Plus de dix ans après, elle n’a jamais lâché la perche ( livre, album, émission…) et malgré une descente aux enfers et 64 tentatives de suicide/ de buzz, elle a réussi son pari : rentrer dans l’Histoire.

Maintenant, Nabilla a repris le flambeau et les bimbos nous envahissent… jusqu’à faire tomber à leur pieds les plus grands créateurs de mode. J’ai presque pleuré quand j’ai vu Nabilla défilait pour Jean Paul Gaultier et j’ai failli mourir quand Zahia s’est retrouvée main dans la main avec Karl Lagerfeld.

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Elles sont la vulgarité personnifiée, la bêtise dans tout son Art et pourtant elles montent sur les podiums avec les plus grands, plus rien ne les arrête et dans quelques années, on verra Nabilla entrer en politique avec Zahia au ministère des Sports, il paraît qu’elle a deux trois filons.

La mode n’est pas dupe mais elle déçoit cruellement : ces filles n’arrivent pas à la cheville des icônes d’hier et d’aujourd’hui…mais leur popularité ne s’arrête jamais de grandir et les grands de la couture se laissent aveugler par leur désir de gloire, sans voir ô combien ils pervertissent l’image de la mode à la française.

Outre-atlantique, le phénomène est le même, les bimbos ont pris le pouvoir mais elles ne sont pas cheap, elles ne font pas dans le bas-de-gamme même si elles partagent la même passion pour montrer leur cul, recette du succès universelle et internationale.

Aux Etats- Unis, les bimbos sont arrivés en force avec Paris Hilton comme éclaireuse dans le remix de Barbie Pétasse à la ferme puis à force de brasser du vent et des dollars, Paris a disparu, laissant la place vacante.

gros cul

C’est là que Kim Kardashian prends le relais et que le monde va mal. Elle aussi est vulgaire à souhait, elle aussi vient d’une émission de télé-réalité et le monde entier la découvre dans une sex-tape. 

Encore une qui a montré ses fesses pour gagner en notoriété et elle est certainement le plus bel exemple, la plus belle victoire dans ce monde de bimbos de bas-étage qui nous font regretter Pamela Anderson.

Kim a mis le grappin sur Kanye West, elle lui a fait un gosse et elle a réussi le pire sacrilège de l’histoire de la Mode, juste devant Nabilla : la couverture de Vogue avec Kanye West, adoubée par Anna Wintour.

L’Amérique est manifestement dans la tourmente et je ne vous ai pas encore parlé de Nicki Minaj… ou de Miley Cyrus.

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Elle était jolie et innocente dans sa série à l’eau de rose et elle est devenue la fille la plus trash du moment, celle qu’on vénère, qu’on appelle la digne héritière du féminisme…et je m’arrache les cheveux.

Des centaines d’articles encensent cette gamine obsédée par le sexe qui en fait des tonnes sur scène pour laisser une trace. Elle a souillé l’Amérique à elle toute seule.

Heureusement, une femme partie toutes ses bimbos a su utiliser son cerveau, son talent et son Art pour ne pas finir à 60 ans sur scène habillée comme une prostituée à la Madonna, c’est Victoria Beckham.

Dans les années 90, elle fait partie des Spice Girls et on imagine pas d’avenir pour elle – on avait bien raison quand on sait que les 4 autres sont portées disparues. Elle rencontre David Beckham, se lance dans le mannequinat et tout s’enchaîne très vite pour elle sans qu’elle ait besoin de montrer la moindre parcelle de son corps.

Aujourd’hui, Posh est l’une des meilleures créatrices de mode aux Etats-Unis et elle n’a pas eu besoin de coucher avec des footballeurs avant d’être majeure, ni même dans une piscine sous les yeux du monde, ni de poser pour des magazines porno ou encore de poignarder son mec pour qu’on ne l’oublie pas.  Ca met du baume au coeur de savoir que tout n’est pas perdu, n’est-ce pas ?

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