Des modèles réels comme oeuvres d’art à l’occasion de la Convention du Tatouage à Londres.
Il fut un temps où les tatouages étaient réservés aux bandits et aux voyous, ceux qui sont passés par la case prison et en sont ressortis avec un souvenir gravé dans la peau. Ils étaient aussi l’emblème des bikers, des rockeurs, des punks et de tous les artistes qui avaient quelque chose à dire autrement.
C’était l’arnachie, la révolution d’un art trop longtemps bafoué, le temps où les tatouages avaient réellement un sens, où le lapin Playboy et tous les hiéroglyphes chinois sans signification n’avaient pas leur place sur notre peau.

Puis, il y a eu l’arrivée du tribal, le genre favori des mecs aux gros biceps qui voulaient les mettre en avant. Les chiffres romains ont suivi avec tous les autres types de calligraphies pour inscrire un mot, une lettre, une date de naissance et la garder pour la vie. C’est là où la mode du tatouage nous a fait peur et pourtant, tout le monde la suit.
Le tatouage s’est démocratisé, les hipsters ne jurent que par leurs roses rouges et leurs pin’up tout droit débarquées des cargos du port et on finit par chanter les louanges des hommes et des femmes à la peau encore vierge, ces irréductibles qui résistent à l’aiguille du tatoueur et à son bruit assourdissant sans savoir qu’il peut conduire au paradis.
En ce moment à Londres, se trouve le fief des passionnés de tatouage avec la Convention Internationale du Tatouage de Londres. Pour célébrer l’un des plus grands événement du monde du tatouage, Cally Jo et plusieurs autres tatoueurs reconnus ont imaginé une exposition hors du commun baptisée The Human Gallery.

A la place des éternelles photos de tatouages prises sous toutes les coutures, Cally Jo a voulu mettre encore plus en avant le corps et ces tatouages en utilisant des modèles réels. Dans toute la galerie, les plus beaux tatouages de la planète sont à découvrir directement sur la peau de leur propriétaire.
Les modèles- hommes et femmes- se tiennent dans des boites à fond noir ou dans des insert muraux entourés de cadres en or pour mettre en évidence seulement une partie de leur corps tatoué et admirer la prouesse des tatoueurs, leur sens de la précision et du détail, définitivement incontestables sur ces oeuvres vivantes.
Si vous passez par Londres ce week-end, The Human Gallery a pris place à la Riflemaker Gallery de SoHo.



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si on lui met une pichenette il fait quoi ?