Les rockeurs ne jouent pas au basket mais au rigsketball

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Un van, un panier, des groupes de rocks et hop c’est parti pour un petit  Rigsketball !

Le rigsketball ? A première vue cela ne vous dit rien. Et pourtant le principe est assez simple. Vous prenez un van, vous y fixez un panier de basket et vous vous garez sur un endroit où vous pouvez jouez au basket style un parking. Mais attention si cela s’apparente au streetball, il y a des différences culturelles énormes. Déjà oubliez les grands blacks athlétiques et l’ambiance hip-hop aussi bien sur le son d’ambiance que sur le style vestimentaire. Sur un terrain de rigsketball vous trouvez  des blancs barbus sans abdos mais avec des ventres à bières,qui écoutent du gros rock en fond sonore.

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Pour comprendre comment ce dérivé du basketball a vu le jour, on ne pas omettre de parler de son créateur Bim Ditson. Difficile en voyant ce type portant son iroquois roux/rouge et qui a des airs de rockeur un peu barge que ce bon monsieur aime enfiler les paniers. Et pourtant. Lorsqu’il arrive à Portland pour rejoindre un des groupes (de rock évidemment) les plus appréciés, de la ville, il décide de mettre un arceau de basket sur le van et commencer des tournées pour  occuper les And And And entre deux concerts. C’est de cette manière aussi simple qu’est née le Rigsketball. Mais ce que ne soupçonnait pas Bim Ditson c’est le succès que son idée allait recevoir un franc succès.

 

Si Portland est une ville de basketball grâce à leur équipe de NBA où évolue notamment notre frenchy Nicolas Batum, personne n’aurait imaginé  pas que les différents « rock bands » de la région allaient venir défier l’équipe de Bim Ditson en 3 contre 3. Cela a pris une telle ampleur que désormais chaque année à lieu un tournoi où s’affrontent pas moins de 32 équipes composées uniquement de rockeurs.

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Bon si on est loin de Michael Jordan ou de LeBron James, ce tournoi est tout de même l’occasion de voir quelques belles actions. Certains matchs ressemblent d’ailleurs à un concert de rock puisque les règles ne sont pas vraiment explicites et relèvent plutôt de l’auto-arbitrage. Cela peut donc facilement partir en pogo mais cela reste toujours dans un bon esprit. Si vous vous demandez s’il y a quelque chose à gagner et bien détrompez-vous, les joueurs viennent uniquement pour la « gloire ».

 

On vous laisse avec les meilleurs actions de Who’s The Ross, qui après 8 jours, 5 tours et 10 matchs sont devenu champions 2014.