Animales #5, la puissance de la baguette.

animales 5 report

Vendredi 4 juillet, le petit tour du monde d’Open Minded en 90 minutes avec Animales.

18h sortie du bureau, direction le stade du Maracana pour la Copa del Mundo. On a pas fait l’aller-retour au Brésil, mais l’ambiance est là : 27°c, taux d’humidité à 70% – franchement on est presque en conditions réelles… Mojito en main (ou en poche c’est selon…), on chante fier comme un coq la Marseillaise. A la 12e minute, l’Allemagne prend d’assaut nos filets ; et moi qui pensais que la France était spécialiste des saucisses en filet… Bon j’arrête ici les commentaires footballistiques, il est un peu tard pour tailler un short à nos joueurs.
Après tout, comme disait l’autre « c’était bien mais pas exceptionnel ».

Après la défaite de la France face à l’Allemagne, on a été faire un tour à la Flèche d’Or pour fêter l’indépendance américaine avec Shigeto. Le nom ne vous est peut être pas étranger d’ailleurs. La faute à une chronique déjà lâchée sur OPN (). Sur place, Superpoze a réunit ses coups de cœur de l’été pour la 5e édition de ses soirées Animales. Au programme : Andrea, Andrea Balency, et bien sûr le roi des baguettes : Shigeto.

Mais d’abord, comme nos estomacs criaient famine, on a fait un détour par le Japon, histoire de célébrer les origines de Zachary Saginaw. Un petit cours rapide sur la manière de tenir ses baguettes en fonction de sa classe sociale, deux assiettes de sushis et trois yakitoris, et nous voilà repartis en goguette…

Dans l’antre de l’ancienne gare de Charonne, c’est un peu le sauna suédois. On arrive au beau milieu du live d’Andrea, qui fait planer une salle encore timide. On s’échappe un moment pour respirer l’air frais au monoxyde de carbone du fumoir extérieur, et c’est reparti pour une séance brûle graisse sur fond d’Andrea Balency. La franco-mexicaine enchante par sa voix un brin éthérée et surtout hallucinante. On la sent timide, mais parfois elle se lâche un peu derrière ses synthés. En tout cas, sa ballade sonore vaut le détour, et sa voix mérite qu’on s’attarde sur son Walls.

shigeto live paris
Les Etats-Unis, en la personne de Shigeto, font une entrée magistrale sur le devant de la scène. Un Mac, un pad et une batterie complète. Point trop n’en faut pour te faire exploser la tête, cher spectateur. Je vais éviter de faire dans le cliché et comparer son live à un feu d’artifice un jour de fête nationale, mais c’est clairement l’idée. Le mec manie ses baguettes avec tant d’aisance qu’il pourrait presque te faire croire que passer du 1 au 3 est chose facile. Sa technique jazzy s’entremêle tout naturellement à ses beats binaires aux sonorités hip-hop.
La Flèche d’Or prend des airs de Michigan Central Station quand les premières notes de Detroit Part I prennent possession des lieux. Les rails de la Petite Ceinture viennent doucement nous rappeler que le décor est idéal pour accueillir la musique fantasmagorique du ressortissant du Michigan. Elle vient rapidement habiter les lieux de la gare désaffectée pour nous guider vers le 7e ciel, où brille Silver Lining. Ringleader fait danser les corps transpirants mais euphoriques.
En une heure de set, Shigeto (dont le nom signifie « grandir » en japonais) nous a livré un set grandiose qui oscille entre quelques nouveaux sons et des morceaux issus de ses trois albums. C’était (trop) court, mais en une heure la chaleur et le talent de Shigeto ont accomplit le Perfect Crime, décimant les derniers lucides du public. Ghostly a bien choisi son homme pour la puissance de ces lives…

« Look at all the smiling faces », c’est sûrement ce qu’a dû se dire Zach face à tant de gens en transe qui dansait sur ses rythmes chamaniques.

Au final, après avoir perdu un bon litre d’eau, autant vous le dire : There’s NoBetter Time Than Now.

Certains diront que ça manque de photos et ils auront raison mais on avait oublié l’appareil photo au bureau…

Si jamais vous aviez dans l’idée de voir ce que Shigeto vaut en live, vous pourrez remercier les étudiants de le Formation Numérique du Rocher qui ont filmé un autre live de notre japaméricain favori.

C’était Noémie et Pieral pour OPN. A vous les claviers.