De Pablo Escobar à Frank Ribery : les secrets du mercato Colombien

football narcotraffic colombien

Escobar en pointe, Bétancourt dans les cages, et John jairo velasquez dit Poepeye sur le flanc gauche : le 11 de départ Colombien enfin dévoilé.

À l’image d’un obèse sur un trottoir étroit, en effet, difficile de passer à côté…  Cette année, la tant attendu « copa del mundo » signe son grand retour pour sa vingtième édition. Et pas n’importe où ! En effet, elle a lieu cette année dans une des nations les plus emblématiques du football, véritable berceau de l’histoire du ballon rond : le Brésil.
La nation de la fameuse « jogua bonito », la seule à avoir remporté cette coupe à 5 reprises, pays d’origine de certaines légendes comme Carlos Alberto, Pelé ou Ronaldo…
Cependant, vous n‘êtes surement pas sans savoir que cette coupe du monde est aussi placée sous le signe de la protestation, et qu’elle soulève plus d’une polémique.
Derrière l’émulation et l’hystérie qu’elle provoque chez certains, le pays est aussi le théâtre d’une série de manifestations extrêmement violentes qui dure depuis plus d’un an.
Car le Brésil ce n’est pas que la nation du foot. C’est aussi un pays qui sort de longues années de dictature, qui certes connait un rythme de croissance économique prometteur depuis quelques années, mais restant tout de même profondément marqué par de très  fortes inégalités.
Avec un salaire minimum avoisinant  230 euros par mois, et une grande partie de la population vivant encore dans une misère très importante, le peuple se soulève contre le délogement des familles vivants sur les lieux qui serviront à construire les stades, et les dépenses pharaoniques opérées pour l’occasion : on parle de près de 13 milliards d’euros investis en infrastructure et sécurité intérieur. Ce qui représente le coût d’installation le plus chère de l’histoire de la coupe du monde.

Pour l’occasion, Open Minded à décidé de publier un article par jour, sur la face cachée, et à ne pas oublier, de certains pays participant à la compétition. Tantôt sérieux, tantôt n’importe quoi et plein de second degrés comme on dégueulasse comme on aime, on vous livre donc des articles « coupe du monde » vue sous notre angle de narvalo, comme personne d’autre.
Et pour celui la, autant dire qu’on s’est fait plaisir.

enjoy

La Colombie est un pays d’Amérique du sud, situé au nord ouest du continent, partageant ses frontières avec le Brésil, le Venezuela, le Pérou et l’Équateur. Il compte quelques 47 millions d’habitants et est dirigé depuis 2010 par Juan Manuel Santos, ex-ministre de la défense nationale du pays. Il succède à Alvaro Uribe, « ennemi intime » d’Hugo Chavez (ex président et homme militaire Vénézuélien, décédé en 2013).

Il est notamment connu pour avoir poursuivit le fameux « plan Colombie« , visant à (tenter) de réduire le trafic de drogue, véritable fléau extrêmement présent dans le pays.
La Colombie est le premier pays producteur de cocaïne au monde et dominait environ 70 % du marché mondial au début des années 2000, selon Interpol, avec une production toutefois en baisse (de 690 tonnes en 1999 à 440 en 2003), sur un peu plus de 100 000 hectares, soit un rendement d’environ 4 kg de cocaïne par hectare et par an.

drogue colombie

Mais si on vous parle de ce pays c’est bien sur à l’occasion de la coupe du monde. Et cette année l’équipe de foot du pays à connue un complet remaniement. Quelques infos sur ce mercato et ces recrutements de l’équipe que nous sommes les seuls à posséder !

Ca vient de tomber ! Nous venons d’apprendre à l’instant que Roberto Pannunzi, surnommé le « Pablo Escobar italien« , arrêté en Colombie en 2013 serait titulaire ce soir contre le Japon ! Après s’être évadé 4 fois de prison, le baron de la drogue affiche des statistiques impressionnantes lors de ses matchs précédents : on lui accorde en effet d’avoir géré près de 80% du trafic mondial de cocaïne et d’avoir génèré près de 27 milliards d’euro par an (autant dire que le transfert de Cristiano Ronaldo à coté…). Il aurait fait transiter jusqu’à 3 tonnes de cocaïne par mois vers l’Europe.

Deuxième grosse surprise : le Français Franck Ribéry, aurait également été réquisitionné par l’équipe Colombienne alors qu’il été apparament en vacances pour découvrir les joies du pays, le sélectionneur Colombien l’aurait déclaré apte à jouer malgré son problème à la jambe. Il aurait lui même déclaré à ce propos « Nik sa mère ouech, tfacon j’suis foncedé« . Soite.

Ribery weed

– Mais la plus grosse surprise reste sans nuls doutes la présence controversée mais belle et bien confirmée de l’ex-meneur de jeu et ancien capitaine du CMFC (Cartel de Medeline Football Club) qui avait disputée cette fameuse finale, finalement perdue contre interpole en 1993 : Monsieur Pablo Escabor, surnommé « el rrafal » par les supporters.

escobar foot

– Et il ne serait pas venu seul, en effet il serait accompagné de son bras droit et fidèle serviteur, le numéro 9 « John jairo velasquez Vasquez » dit Poepeye affichant lui aussi des statistiques de jeu impressionnantes : 21 ans de prison pour le jeune homme, quelques 250 assassinats prouvés, 3000 dont il auraient « pris part » et un total de 250 bombes placées sous les ordres de son boss Escobar.

Autre changements notable : la mixité au sein de l’équipe. En effet c’est une femme qui défendra les cages colombiennes. Conquise après un voyage thalasso prolongée à plusieurs reprises, c’est finalement Ingride Betancourt, prêté à l’équipe par le FARC FC, le temps de la coupe du monde, qui sera la gardienne de l’équipe. 

Ingrid betancourt goal

– Enfin, dernière recrue de l’équipe Colombienne, qui occupera le milieu gauche, Daniel Rendon Herrera, le barron de la drogue, ex-paramilitaire d’extrème droite en lien avec les FARC. Surnommé Don Mario, il est considéré comme l’un des chefs d’une bande de tueurs à gage au service du trafic de drogue, en 2009 le gouvernement offrait 1,3 millions de dollar pour sa capture…

En attendant de voir s’exprime tous ces talents sur le terrain ce soir, Open Minded vous souhaite un bon match !